RDC : le CSAC menace de suspendre les médias faisant l’apologie de la rébellion
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) durcit le ton à l’égard des médias qui feraient l’apologie de la rébellion en République démocratique du Congo (RDC). L’organe de régulation met en garde les professionnels des médias contre toute forme de glorification, de justification ou de soutien à la prise d’armes attribuée à l’ancien président Joseph Kabila et à ses alliés rwandais.
Sous la présidence de Christian Bosembe, le CSAC annonce des sanctions sévères contre les médias qui enfreindraient ces dispositions. Selon les mesures annoncées, la durée minimale de suspension est fixée à 90 jours, avec la possibilité de sanctions allant jusqu’à la suspension définitive, en fonction de la gravité des faits reprochés.
Par ailleurs, le régulateur a décidé d’alourdir la sanction visant Paulette Kimuntu. Initialement suspendue pour une durée de 60 jours, elle voit cette mesure portée à 90 jours pour des faits qualifiés d’apologie de la rébellion et d’incitation à la guerre dans l’Est du pays.
Le dossier de l’intéressée a également été transmis au parquet, ouvrant ainsi la voie à un éventuel examen judiciaire des faits qui lui sont reprochés.
À travers ces décisions, le CSAC entend rappeler aux médias leur responsabilité dans le traitement de l’actualité sécuritaire et politique, dans un contexte marqué par les tensions dans l’Est de la RDC.
Toutefois, l’application de ces sanctions devra s’inscrire dans le respect des textes en vigueur ainsi que des principes de liberté de la presse, de pluralisme de l’information et de responsabilité professionnelle.
Christian Mutombo
