RDC : le ministère de la Communication intensifie les inspections des médias à Kinshasa

Le ministère de la Communication de la RDC poursuit ses inspections sur le terrain à Kinshasa pour vérifier la conformité administrative, fiscale et technique des télévisions audiovisuelles.

4 Septembre 2026 - 08:02
4 Septembre 2026 - 08:23
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RDC : le ministère de la Communication intensifie les inspections des médias à Kinshasa

Le ministère de la Communication et des Médias poursuit ses opérations d’inspection des éditeurs de programmes audiovisuels à Kinshasa. Le mercredi 2 septembre 2026, le directeur de cabinet du ministère, Nicolas Lianza Likwale, représentant le ministre Patrick Muyaya Katembwe, a effectué une tournée auprès de plusieurs médias installés à Binza Pigeon, dans la commune de Ngaliema.

Cette mission s’est déroulée en présence du coordonnateur de la migration à la télévision numérique en République démocratique du Congo, Georges Malutama, ainsi que de la directrice-cheffe de service au secrétariat général du ministère, Tina Likula.

La délégation a notamment effectué des visites au centre d’émissions du Renatelsat et dans les locaux de plusieurs chaînes de télévision, parmi lesquelles B-One, Canal Mercure, RTVH et RTP.

Vérifier la conformité sur le terrain

Cette descente s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des instructions gouvernementales relatives à la salubrité médiatique. Pour Nicolas Lianza Likwale, cette démarche fait suite aux orientations données par le Président de la République à travers le Conseil des ministres.

« Cette visite fait suite aux instructions du chef de l’État, un Conseil des ministres qui a instruit le gouvernement à travers le ministère de la Communication et Médias », a-t-il expliqué.

Le directeur de cabinet a précisé que cette phase intervient après un premier travail consacré à l’examen des dossiers administratifs, documentaires et fiscaux des éditeurs de programmes.

Cependant, le ministère estime nécessaire de compléter ces vérifications par des inspections physiques afin de s’assurer que les structures reconnues conformes sur le plan documentaire disposent également des capacités techniques et professionnelles requises.

« Au-delà d’un contrôle documentaire, d’un contrôle fiscal ou d’un contrôle administratif, il faut descendre sur place pour voir si véritablement la personne morale qui est en règle avec les documents est aussi en règle techniquement, en termes de viabilité professionnelle et d’infrastructures », a indiqué Nicolas Lianza.

Des certificats de conformité avant les récépissés

Les visites concernent notamment un échantillon d’éditeurs considérés comme viables à l’issue de la première phase du processus. Ceux-ci ont bénéficié d’un moratoire leur permettant de régulariser leur situation conformément aux exigences en vigueur.

À l’issue de leur mise en conformité, des fiches de conformité ont été remises par la directrice-cheffe de service, Tina Likula, tandis qu’un certificat d’avis technique favorable a été délivré par le coordonnateur national de la migration à la télévision numérique, Georges Malutama.

La prochaine étape prévoit l’attribution d’un récépissé officiel signé par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, aux éditeurs ayant satisfait à l’ensemble des exigences.

À l’inverse, les structures qui n’auront pas régularisé leur situation administrative, fiscale et technique s’exposent à une déconnexion.

« La télévision est un métier »

Au cours de cette tournée, Nicolas Lianza Likwale a également insisté sur les exigences professionnelles propres au secteur audiovisuel. Il a appelé les promoteurs des médias à investir davantage dans les équipements, les infrastructures, les ressources humaines et la formation professionnelle.

« Nous voulons faire cet exercice pour que ceux qui ne sont pas des professionnels des médias voient comment les autres qui sont professionnels investissent sur le matériel, sur les installations, sur les ressources humaines, sur la formation. La télé est un métier, elle n’est pas un accident de parcours. La télé n’est pas un réseau social. La télé, c’est une profession qui a des normes, qui exige un investissement », a-t-il martelé.

À travers cette démarche, le ministère entend ainsi rappeler les standards professionnels et techniques auxquels doivent répondre les éditeurs de programmes audiovisuels opérant en République démocratique du Congo.

Une opération appelée à s’étendre

Cette inspection constitue la deuxième étape d’une série d’opérations engagées par le ministère de la Communication et des Médias. Une première mission avait été menée près d’un mois auparavant dans la commune de la Gombe, auprès de plusieurs médias, notamment Télé 50 et Bosolo TV.

D’autres inspections sont annoncées dans les prochains jours. La prochaine phase devrait notamment cibler les éditeurs de programmes hébergés par des diffuseurs privés.

À travers ces opérations successives, le ministère poursuit son processus de mise en conformité du paysage audiovisuel congolais, avec pour objectifs affichés le respect des normes administratives, fiscales et techniques ainsi que le renforcement du professionnalisme dans le secteur des médias.

Christian Mutombo

newnarratifrdc Créé en 2023, New Narratif RDC est un média en ligne de l'Ets. Groupe New NARRATIF RDC. Dans son traitement d’informations, New NARRATIF RDC accorde l’importance à l’image positive de la République démocratique du Congo et de ses institutions en vue de pérenniser le «CHANGEMENT DE NARRATIF »