Tshopo : à Kisangani, la population manifeste contre la rébellion associée à Joseph Kabila
Kisangani, Tshopo – Des habitants de Kisangani sont descendus dans la rue, samedi, pour exprimer leur opposition à la rébellion associée à l’ancien président Joseph Kabila et dénoncer l’agression dont la République démocratique du Congo est victime, selon les autorités provinciales.
Prenant la parole à cette occasion, le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia, a rappelé les douloureux souvenirs des conflits armés qui ont marqué l’histoire de Kisangani, notamment la guerre d’un jour, la guerre de trois jours et la guerre de six jours. Ces affrontements ont provoqué d’importantes pertes humaines et matérielles, laissant des séquelles encore perceptibles au sein de la population.
« La ville de Kisangani a connu plusieurs formes de guerre, notamment la guerre d’un jour, la guerre de trois jours et la guerre de six jours. À ce jour, les victimes n’ont pas encore été totalement indemnisées », a déclaré le gouverneur.
Pour Paulin Lendongolia, même une indemnisation intégrale ne saurait effacer les traumatismes et les conséquences de ces violences. Il a notamment évoqué les pertes en vies humaines et les drames vécus par de nombreuses familles de la région.
Un appel contre l’agression du Rwanda
Le chef de l’exécutif provincial a également dénoncé ce qu’il considère comme une nouvelle menace pour la souveraineté nationale. Il a accusé le Rwanda de soutenir une agression contre la RDC, en citant Joseph Kabila et Corneille Nangaa dans ce contexte.
« Nous avons perdu des membres de nos familles, nos frères et sœurs. C’est pourquoi la population de la Tshopo dit non à l’agression du Rwanda, sous couvert de Joseph Kabila et de Nangaa, dans notre pays », a-t-il affirmé.
Cette prise de position traduit la volonté des autorités provinciales de mobiliser la population autour de la défense de l’intégrité territoriale et du rejet de toute forme de rébellion armée.
Kisangani, une ville marquée par les conflits
Le souvenir des affrontements qui ont endeuillé Kisangani demeure particulièrement sensible dans cette partie du pays. Les guerres successives ont profondément affecté les populations, les infrastructures et les activités socio-économiques de la ville.
À travers cette manifestation, les participants ont ainsi exprimé leur opposition à la reprise des violences et leur attachement à la paix ainsi qu’à la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Alors que la situation sécuritaire dans l’est du pays reste une préoccupation majeure, les autorités de la Tshopo appellent à la vigilance et à la mobilisation citoyenne face aux menaces pesant sur l’unité nationale.
Jean Mbwekem
