Processus de Doha : le FRN de Joseph Kabila annonce la dissolution de l’AFC et lui succède
Le Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire dirigé par l'ancien président congolais Joseph Kabila, a annoncé la dissolution de l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et a déclaré lui succéder de plein droit.
Dans un communiqué publié le 14 octobre 2026 et signé par son secrétaire général et coordonnateur de l'Exécutif, le professeur Freddy Kaniki, le FRN affirme reprendre l'ensemble des droits, obligations et engagements de l'AFC, y compris ceux pris dans le cadre des négociations de Doha avec le gouvernement congolais.
« La signature de son acte constitutif ainsi que le lancement officiel du FRN consacre la dissolution de l'Alliance Fleuve Congo, à laquelle il succède de plein droit et dont il reprend l'intégralité des droits, obligations et engagements, notamment ceux souscrits dans le cadre des négociations de Doha », indique le communiqué.
Une succession revendiquée dans le processus de Doha
Cette annonce intervient alors que les discussions engagées à Doha entre les représentants de l'AFC et le gouvernement de la République démocratique du Congo se poursuivent dans un contexte marqué par de fortes tensions politiques et sécuritaires dans l'est du pays.
En revendiquant la succession de l'AFC, le FRN entend maintenir la continuité des engagements pris dans le cadre de ces négociations. Le mouvement ne précise toutefois pas, dans son communiqué, les modalités pratiques de cette transition ni les éventuelles conséquences de cette réorganisation sur le processus de dialogue.
Un mouvement lancé à Goma
Officiellement annoncé le 12 octobre 2026 à Goma, le FRN se présente comme une nouvelle plateforme politico-militaire destinée à refonder l'État congolais. Le mouvement affirme vouloir mettre fin à ce qu'il qualifie de « tyrannie » et conteste la gouvernance du président Félix Tshisekedi.
Selon ses dirigeants, le FRN entend œuvrer au rétablissement du bon fonctionnement des institutions, au renforcement de la justice et de la sécurité, ainsi qu'au respect des droits fondamentaux.
La création de cette nouvelle structure intervient dans un environnement politique particulièrement sensible, alors que les autorités congolaises font face à des défis sécuritaires persistants et à une contestation croissante de leur gestion de la crise dans l'est du pays.
La portée politique et juridique de la dissolution de l'AFC, ainsi que la reconnaissance du FRN comme son successeur dans le cadre des négociations de Doha, devrait désormais figurer parmi les principaux enjeux des prochaines discussions entre les différentes parties.
Christian Mutombo
