UNISIC – Conseil d’État : soupçons de corruption présumée de 20 000 $ pour influencer la justice, les agents révoqués demandent l’intervention urgente de Félix Tshisekedi

11 Juin 2026 - 14:07
11 Juin 2026 - 14:26
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UNISIC – Conseil d’État : soupçons de corruption présumée de 20 000 $ pour influencer la justice, les agents révoqués demandent l’intervention urgente de Félix Tshisekedi

À l’approche d’une décision particulièrement attendue dans le litige opposant le Comité de gestion de l’UNISIC au collectif des agents révoqués, de graves rumeurs agitent le Conseil d’État. Selon certaines sources proches du dossier, une somme d’environ 20 000 dollars américains aurait été mobilisée par des responsables de l’UNISIC dans le but présumé d’obtenir une décision favorable.

À ce stade, aucune preuve publique ne vient confirmer ces allégations et aucune autorité compétente ne s’est officiellement prononcée sur leur véracité. Toutefois, la gravité de ces informations suscite une attention particulière, tant dans les milieux universitaires que judiciaires.

Si elles étaient confirmées, ces accusations constitueraient une atteinte majeure aux principes de l’État de droit, à l’indépendance de la justice et à la confiance des citoyens envers les institutions de la République.

Des allégations graves

Selon certaines sources proches du dossier, une somme d’environ 20 000 dollars américains aurait été mobilisée par des responsables de l’UNISIC dans le but présumé d’obtenir une décision favorable du Conseil d’État.

À ce stade, aucune preuve publique ne vient confirmer ces allégations et aucune autorité compétente ne s’est officiellement prononcée.

Néanmoins, leur gravité suscite une attention particulière dans les milieux universitaires et judiciaires. Si elles étaient avérées, ces accusations constitueraient une atteinte majeure aux principes de l’État de droit, à l’indépendance de la justice et à la confiance des citoyens envers les institutions de la République.

Un contentieux universitaire sensible

Le litige porte sur la révocation collective de plusieurs agents et membres du personnel de l’UNISIC, intervenue le 2 février 2026. Les requérants dénoncent une mesure administrative irrégulière, qu’ils estiment contraire aux principes fondamentaux du droit administratif congolais, notamment le respect des droits de la défense et du contradictoire.

Lors d’une audience, les avocats de la partie défenderesse auraient déclaré que la rectrice Bayedila avait constaté que son prédécesseur, le professeur émérite Kambayi Bwatshia présenté comme chef coutumier et membre influent de l’UDPS aurait recruté plusieurs personnes issues de son village ainsi que des sympathisants du parti présidentiel.

Selon les requérants, ces propos auraient été avancés pour justifier la révocation collective de 247 agents disposant de numéros matricules, dont certains déjà mécanisés.

Selon la version défendue par le collectif des agents révoqués, les propos tenus lors d’une audience auraient laissé entendre que les personnes concernées appartenaient majoritairement à la communauté kasaïenne, liée au professeur Kambayi Bwatshia, ainsi qu’au parti politique UDPS-Tshisekedi.

À la suite de ces déclarations, le collectif a dénoncé des propos à caractère ethnique et tribal, qu’il attribue aux avocats de l’UNISIC.

Une crise sociale et institutionnelle

Lors de la même audience, les avocats de la partie défenderesse ont soutenu qu’aucune urgence particulière ne justifiait la saisine du Conseil d’État dans le cadre d’un référé-liberté. Une position vivement contestée par le collectif, qui estime que les conséquences humaines et sociales de la révocation du 2 février 2026 démontrent au contraire l’existence d’une situation d’urgence.

Le décès du professeur Makitu, survenu un mois après la décision rectorale, est cité par les requérants comme une illustration de la détresse vécue par plusieurs familles.

Le collectif souligne également les difficultés financières rencontrées par des assistants inscrits au troisième cycle, contraints de réunir des frais académiques importants pour soutenir leurs mémoires avant la date butoir du 31 juillet 2026 fixée par le ministère de l’ESURSI.

Des conséquences humaines lourdesSelon les agents révoqués, la crise dépasse le cadre administratif : plusieurs d’entre eux auraient été contraints de quitter leurs logements faute de moyens et se seraient retrouvés chez des proches. D’autres peinent à assurer les dépenses essentielles de leurs ménages, notamment la scolarité des enfants, les soins de santé et l’alimentation.

Pour le collectif, ces situations traduisent une urgence sociale qui devrait être pleinement prise en compte par la justice administrative, au-delà des seuls aspects juridiques du dossier.

A  en croire le collectif des agents révoqués, l’affaire dépasse largement le cadre d’un simple contentieux administratif. Derrière les numéros matricules et les statistiques, expliquent-ils, se trouvent des hommes et des femmes confrontés à des réalités sociales difficiles, dont certaines pourraient avoir des conséquences irréversibles sur leurs carrières, leurs familles et leur avenir professionnel.

C’est précisément pour cette raison que le collectif estime que la condition d’urgence exigée dans le cadre du référé-liberté est pleinement remplie. 

Selon eux, la justice administrative ne devrait pas se limiter aux aspects strictement juridiques du dossier, mais prendre également en compte ses répercussions humaines et sociales.

Le collectif des agents révoqués a sollicité l’arbitrage du Président de la République, Félix Tshisekedi, estimant que l’affaire en cours au Conseil d’État illustre une dérive inquiétante.

D’après eux, les universités publiques risqueraient de devenir des foyers de tribalisme et de tensions ethniques, en contradiction avec les objectifs affichés par les pouvoirs publics en matière d’unité nationale et de promotion de l’emploi.

Les représentants du collectif dénoncent également la révocation de 247 agents, qu’ils considèrent comme une mesure incompatible avec les ambitions présidentielles de création d’emplois. À leurs yeux, ces suppressions réduisent les opportunités professionnelles dans le secteur public et aggravent la crise sociale.

Dans le milieu universitaire, plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour critiquer une gestion jugée autoritaire de la crise. Des accusations de discrimination, de favoritisme et de règlements de comptes politiques ont été évoquées, bien que contestées par les responsables de l’UNISIC.

La crédibilité de la justice administrative congolaise est aujourd’hui mise à l’épreuve. Le peuple, la communauté universitaire et de nombreux observateurs attendent du Conseil d’État une décision fondée exclusivement sur le droit, les faits et les pièces du dossier.

Dans un climat marqué par des rumeurs persistantes, plusieurs voix appellent au renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence afin de dissiper tout doute susceptible d’entacher la décision finale. Les agents révoqués, au cœur de cette affaire, affirment ne réclamer ni faveur ni privilège. 

Leur revendication est simple : que leur cause soit examinée de manière impartiale et que justice soit rendue conformément aux lois de la République.

Ce dossier, devenu emblématique, soulève une interrogation majeure : la décision à venir sera-t-elle guidée uniquement par le droit ou restera-t-elle entachée par les soupçons qui agitent l’opinion publique ?

 L’histoire retiendra que lorsque des doutes surgissent sur l’intégrité d’une procédure judiciaire, le silence ne suffit pas. Seule la transparence permet de préserver la confiance du peuple dans ses institutions.

Selon des sources proches du dossier, des pressions seraient exercées par la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo, auprès de la première présidente du Conseil d’État. Ces démarches viseraient à obtenir une ordonnance dont les implications pourraient aller jusqu’à compromettre l’honneur de la famille présidentielle.

Selon les statistiques, toutes les affaires opposant la Ministre Sombo aux différents gestionnaires ayant subi l’arbitraire de la part de cette dernière, leurs jugements bloqués ou rendus en sa faveur. A en croire certaines indiscréditions, l’actuelle aurait dit à certains jérimiades qu’elle a le plein soutien de la Première Dame, peu importe la juridiction, elle sera toujours victorieuse.

Gustave Mawete, stagiaire

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