Accords économiques avec les États-Unis : Claudel Lubaya dénonce une « cession de souveraineté »
En marge de la 66e commémoration de l'indépendance de la République démocratique du Congo, l'opposant politique Claudel Lubaya a vivement critiqué les récentes orientations diplomatiques et économiques annoncées par le chef de l’État. Dans une analyse acerbe publiée sur son compte X, il rejette la qualification de « partenariat stratégique » avancée par le pouvoir, y voyant plutôt une menace directe pour l'avenir de la nation.
Selon lui, cette nouvelle dynamique diplomatique avec les États-Unis ne reflète en rien les aspirations souveraines du peuple congolais, mais s'apparente à une stratégie de maintien au pouvoir au prix des richesses du sous-sol.
Dans son réquisitoire, M. Lubaya dénonce le manque de transparence entourant ces accords, qu'il juge contraires aux intérêts supérieurs du pays. Il affirme ainsi : « Contrairement aux déclarations du président congolais, il ne s'agit pas d'un partenariat stratégique, mais d'une cession pure et simple de notre souveraineté économique et minière. » Pour l’opposant, cet engagement, négocié en marge des cadres légaux habituels, privilégie des intérêts privés gravitant autour de la sphère politique américaine, tout en sacrifiant le potentiel d’industrialisation, de transfert de technologies et de création d’emplois pour les citoyens congolais.
Claudel Lubaya s’inquiète de la nature transactionnelle de ce rapprochement, qu'il qualifie de « marché politique ». Il soutient que les ressources minières du pays sont utilisées comme monnaie d’échange pour obtenir des garanties de survie politique en faveur du régime actuel. En conclusion, l’opposant met en garde contre les conséquences à long terme d'un tel accord, estimant que la RDC se dépouille de ses leviers de développement au profit d'acteurs extérieurs, sans qu'aucun retour sur investissement concret ne soit garanti pour le développement socio-économique des Congolais.
Guyvenant Misenge
