À Kinshasa, la DSP entre dans l’arène syndicale avec un message : défendre les droits, rappeler les devoirs
La Dynamique Syndicale Progressiste (DSP) a officiellement lancé ses activités, mardi 6 octobre 2026 à Kinshasa. Portée par Méliès Ndelo, désigné président porte-parole, cette nouvelle organisation syndicale entend défendre les intérêts des travailleurs tout en mettant l'accent sur le respect de leurs obligations professionnelles.
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs catégories d'acteurs, notamment des travailleurs, des fonctionnaires, des jeunes ainsi que des représentants du monde syndical. À travers cette initiative, la DSP ambitionne de s'implanter au sein des administrations publiques, des ministères et des entreprises afin de mieux porter les préoccupations et revendications des travailleurs.
Dans son approche, la nouvelle structure syndicale affirme vouloir privilégier le dialogue, la transparence, la neutralité et la cohésion dans ses relations avec les employeurs et les institutions publiques.
- Le respect du SMIG au cœur des préoccupations
Parmi les principales préoccupations soulevées lors de cette cérémonie figure la question des conditions de travail. Méliès Ndelo a notamment dénoncé le non-respect du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et appelé les travailleurs à renforcer leur unité afin de mieux faire entendre leurs revendications.
Pour le président porte-parole de la DSP, le syndicalisme ne devrait toutefois pas se limiter à la confrontation avec les employeurs ou les pouvoirs publics. Il a ainsi plaidé pour une démarche privilégiée le dialogue, la négociation et la formulation de propositions concrètes.
La DSP entend donc promouvoir un syndicalisme qui défend les droits des travailleurs, tout en rappelant à ces derniers leurs responsabilités et leurs devoirs dans l'exercice de leurs fonctions.
- Un rappel de l'histoire syndicale
La cérémonie a également été marquée par l'intervention de Fidèle Kiyangi , président de l'Intersyndicale nationale de l'administration publique (INAP). Il a notamment retracé les grandes étapes de l'histoire du mouvement syndical en République démocratique du Congo, en revenant sur les différentes luttes ayant contribué à sa reconnaissance.
Il a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité des délégués syndicaux et la nécessité pour les travailleurs de mieux connaître l'histoire et les acquis du syndicalisme congolais.
- Un nouvel interlocuteur dans le paysage syndical
Avec son lancement officiel, la DSP entend désormais s'inscrire dans le paysage syndical congolais comme une nouvelle force de représentation des travailleurs.
Pour ces derniers, son arrivée pourrait constituer un espace supplémentaire pour exprimer leurs préoccupations et défendre leurs intérêts professionnels. Du côté des employeurs et des pouvoirs publics, cette nouvelle organisation devient un interlocuteur supplémentaire avec lequel il faudra désormais compter.
Christian Mutombo
