Climat et marché carbone : La ministre Marie Nyange Ndambo passe à l'offensive pour valoriser le trésor vert de la RDC
La ministre de l’Environnement et Développement durable, Marie Nyange Ndambo, a fait le point sur sa première année d'action lors de l'exercice de redevabilité du Gouvernement Suminwa II, face aux journalistes Oscar Mbal (RTNC) et Mamina Masengu (B-One TV). S'inscrivant dans la vision du Chef de l'État axée sur la rénovation des forêts et l'amélioration des conditions de vie des populations, elle a structuré son bilan autour des réformes légales majeures, de la diplomatie climatique et de la transformation économique des ressources naturelles.
Sur le plan juridique et institutionnel, le ministère franchit des étapes décisives avec la finalisation de la politique forestière et l'aboutissement imminent du Code forestier, attendu pour la session parlementaire de septembre.
La diplomatie verte du pays s'est également illustrée par l'organisation de la première Semaine du climat et la présentation à Belém d'une feuille de route saluée par la communauté internationale, renforçant la crédibilité de la RDC sur la scène mondiale.
Pour capter les financements issus du potentiel forestier congolais, estimé à 230 000 milliards de dollars par la Banque mondiale, une stratégie axée sur un registre carbone souverain et les mécanismes de suivi (MRV) est en passe d'être consacrée par une ordonnance-loi présidentielle.
Ce cadre législatif encadrera le marché carbone et garantira le reversement direct de 20 % des bénéfices aux communautés locales, conformément aux normes de l'Accord de Paris, au travers de neuf projets déjà validés pour les services environnementaux et écosystémiques.
Face à la crise de la pollution urbaine, la mise en place d'une task force présidentielle a débouché sur la signature de douze contrats avec des investisseurs pour transformer les plastiques en opportunités économiques.
Indiquons que la gestion des questions transversales s'appuie sur une synergie étroite avec le ministère des Mines, matérialisée par des commissions mixtes et un accompagnement pédagogique des opérateurs miniers face aux nouvelles exigences de la législation carbone.
Guy Mafuta
