Formation professionnelle : Le ministre Marc Ekila s'attaque au déficit de main-d'œuvre qualifiée et transforme le capital humain en RDC
Le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, s'est prêté à l'exercice de redevabilité de l'an 1 du Gouvernement Suminwa II aux côtés de sa collègue de la Jeunesse, face aux journalistes Sandra Nyangi et Blaise Bokokia de la RTNC.
Déterminé à briser la rengaine de l'inadéquation entre la formation et l'emploi, le ministre a structuré son bilan autour du repeuplement du capital humain et de la professionnalisation systématique des métiers à travers tout le territoire national.
Pour poser les bases durables de cette transformation, le ministère a doté la RDC d'un document de politique nationale sur dix ans, couplé à la cartographie « 145 territoires de la formation professionnelle ».
Ce répertoire identifie les compétences spécifiques requises dans chaque zone pour fixer les jeunes localement, une stratégie appuyée par un vaste programme de construction de centres publics modernes, à l'image du premier centre d'État inauguré dans le Lualaba pour favoriser l'accès des Congolais aux emplois qualifiés du secteur minier.
Parallèlement, un travail d'intégration des centres privés et industriels a permis un suivi rigoureux des normes et des programmes d'apprentissage. L'impact social des actions du ministère s'est concrétisé par la formation de plus de 7 000 dépendants de militaires et policiers pour soutenir les familles des forces armées, ainsi que l'accompagnement de 800 jeunes vers l'entrepreneuriat.
Pour lever l'obstacle de l'informel, la mise en place de la validation des acquis de l'expérience, présidée par les organisations patronales comme la FEC, permet désormais d'évaluer et de certifier les compétences de terrain, un mécanisme qui compte déjà plus de 22 000 inscrits.
Notons que le lancement d'académies spécialisées de niveau supérieur s'est matérialisé à Matadi par une première promotion dédiée aux métiers portuaires et maritimes en partenariat avec MGT, marquant l'émergence d'une nouvelle élite technique congolaise.
Christian Mutombo
