Ituri : fin de la taxe illégale de 10 % sur la vente des parcelles
Un communiqué de l’Inspection provinciale des finances de l’Ituri, diffusé le 30 avril sur les réseaux sociaux, confirme l’interdiction faite aux autorités locales de percevoir 10 % lors des transactions immobilières. La mesure, authentifiée et déjà en vigueur, met fin à une pratique longtemps décriée.
Désormais, acheteurs et vendeurs de parcelles ou de biens immobiliers devront s’acquitter d’une taxe officielle de 3 %, payable directement dans les caisses de la province via la Direction générale des recettes de l’Ituri (DGRPI). Cette disposition remplace l’ancienne perception opérée par les chefs de chefferies, de groupements ou de villages.
Une réforme saluée par la société civile
Plusieurs acteurs de la société civile ont applaudi cette décision, estimant qu’elle allège les charges des citoyens et garantit une meilleure canalisation des recettes publiques. Ils dénonçaient depuis longtemps l’ancienne taxe de 10 %, jugée illégale et peu bénéfique pour les finances de l’État.
Le coordonnateur de la Nouvelle Société civile Congolaise à Mambasa, Me Jospin Paluku Mbowa, appelle toutefois à la vigilance. Il recommande la mise en place de mécanismes transparents pour éviter tout détournement, notamment l’ouverture d’un compte bancaire public permettant le versement immédiat de la taxe.
Vers une application effective
Me Paluku invite également la province, la DGRPI et le service de l’Habitat à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir l’application de cette réforme sur l’ensemble du territoire provincial.
Cette mesure marque un pas important vers une gestion plus transparente des finances publiques en Ituri, tout en réduisant les charges pesant sur les citoyens.
Juvenal Bulemo
