Université de Mweka : le naufrage annoncé du ministère Sombo
Quand l’absurde devient la règle
[Ass. LUKADI KONGO Patrick, nouveau recteur de l'Université Officielle de Mweka]
Nommer un assistant au poste de recteur d’une université publique n’est pas seulement une erreur administrative : c’est un sacrilège contre l’institution académique. L’Université Officielle de Mweka, déjà fragilisée par des troubles internes, se retrouve aujourd’hui dirigée par un responsable qui ne répond ni aux critères, ni au niveau requis pour une telle fonction. Ce n’est plus de la gestion, c’est de la désinvolture.
Le symptôme d’un mal plus profond
Ce scandale n’est pas isolé. Depuis l’arrivée de Marie-Thérèse Sombo à la tête du ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovation, les dérives se multiplient :
- Nominations de personnes décédées depuis des années.
- Arrêtés publiés puis retirés sous pression.
- Recteurs désignés sans qualifications.
- Clientélisme, népotisme et opacité financière.
Ce tableau n’est pas celui d’un ministère en réforme, mais celui d’une institution en décomposition.
Le soupçon de marchandisation des postes
Les bruits qui circulent dans les couloirs académiques sont graves : la nomination du recteur de Mweka serait le fruit d’une négociation financière entre le cabinet de la ministre et un député national, frère du nouvel « élu ». Si ces accusations se confirment, elles révèlent une vérité crue : les postes académiques se vendent et s’achètent comme des marchandises.
Un cabinet en guerre contre lui-même
Le ministère Sombo souffre aussi d’un mal interne : un cabinet éclaté, composé de professeurs qui se disputent la suprématie intellectuelle. Chacun se croit plus compétent que l’autre, et la ministre semble incapable de trancher. Résultat : un navire sans capitaine, livré aux querelles intestines.
Le Parlement comme dernier rempart
Face à cette dérive, les parlementaires congolais multiplient les interpellations. Le monde académique, scientifique et administratif attend que le Parlement joue son rôle de contre-pouvoir et exige des comptes. Car si rien n’est fait, c’est l’ensemble du système universitaire qui risque de sombrer.
C'est urgent de sauver l’université
L’affaire de Mweka n’est pas une anecdote. Elle est le symbole d’un naufrage annoncé. L’université congolaise, censée être le sanctuaire du savoir, est en train de devenir le terrain de jeu des arrangements politiques et financiers. Il est temps de dire stop.
Le respect des critères académiques, la transparence dans la gestion et la fin du clientélisme ne sont pas des options : ce sont des impératifs. Sans cela, l’enseignement supérieur congolais perdra toute crédibilité, et avec lui, l’avenir intellectuel du pays.
Œil de FATSHI
