RDC : la Présidence interdit aux membres du cabinet présidentiel tout contact avec l’ambassade de Belgique
Kinshasa, 16 octobre 2026 : Le cabinet du président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a interdit à l’ensemble de ses membres tout contact direct ou indirect avec l’ambassade du Royaume de Belgique en RDC, ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif. Cette instruction figure dans une note circulaire datée du jeudi 15 octobre 2026 et signée par le directeur de cabinet du chef de l’État, Anthony Nkinzo
Selon les informations rapportées par le média Actualité.cd, cette mesure s’applique « jusqu’à nouvel ordre » à l’ensemble des membres du cabinet présidentiel. Elle concerne notamment les directeurs de cabinet adjoints, les conseillers spéciaux, les coordonnateurs des services spécialisés, les conseillers principaux, les conseillers ainsi que les responsables des services personnels et de l’Office privé du président de la République.
- Les échanges devront passer par les Affaires étrangères
La note circulaire prévoit toutefois une exception pour les démarches jugées nécessaires et dûment justifiées. Dans ce cas, toute communication avec la représentation diplomatique belge devra obtenir une autorisation préalable et passer exclusivement par le ministère des Affaires étrangères, conformément aux usages diplomatiques et aux règles régissant les relations entre États.
Le directeur de cabinet prévient également que tout manquement à cette instruction exposera son auteur à des sanctions administratives et disciplinaires appropriées.
- Les raisons de la décision restent à préciser
Si la mesure est désormais rapportée par plusieurs médias congolais, ses motivations officielles ne sont pas explicitement détaillées dans la note circulaire, selon les informations disponibles.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des développements judiciaires en Belgique. Le 14 octobre 2026, des perquisitions auraient été menées dans plusieurs résidences liées à des membres de la famille et à l’entourage du président congolais, dans le cadre d’une enquête judiciaire. Toutefois, aucun lien de causalité ne peut être établi, sur la seule base des informations disponibles, entre ces opérations et la décision prise par la Présidence.
Par ailleurs, cette restriction visant les membres du cabinet présidentiel ne signifie pas, en elle-même, une rupture des relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles. Elle encadre les contacts entre les collaborateurs du chef de l’État et la représentation belge, en imposant le passage par le ministère des Affaires étrangères.
À ce stade, les autorités présidentielles n’ont pas, dans les informations consultées, publiquement détaillé les raisons de cette mesure. Une clarification officielle permettrait d’en établir la portée exacte et les objectifs.
Rédaction de New narratif
