Riposte post-Kabila : pourquoi le gouvernement doit abandonner l’invective pour imposer les faits
Le gouvernement et ses porte-voix sont invités à abandonner toute réaction épidermique et réplique ad hominem suite à la récente intervention de Joseph Kabila, afin de reprendre la maîtrise du récit par une parole institutionnelle sereine et rigoureusement documentée.
Le gouvernement et ses porte-voix sont invités à abandonner toute réaction épidermique et réplique ad hominem suite à la récente intervention de Joseph Kabila, afin de reprendre la maîtrise du récit par une parole institutionnelle sereine et rigoureusement documentée.
Face à l’impact médiatique de l’ancien président, l’expert en communication de crise Dieu merci Kayembe enjoint l’équipe de Patrick Muyaya à rompre définitivement avec la polémique stérile.
Selon lui, la personnalisation du débat constitue une faute stratégique majeure : elle vide les dossiers de leur substance, offre à l’adversaire une centralité inespérée et fragilise l’autorité de la parole publique.
Pour redresser la barre, la riposte gouvernementale doit troquer l’indignation et l’invective contre la discipline argumentative. L’analyse préconise une doctrine de communication unifiée, portée par des porte-parole formés et des éléments de langage harmonisés.
Au lieu du déni, la riposte doit s'articuler autour d’une démonstration factuelle et méthodique : contextualiser les difficultés, exposer les contraintes structurelles, rappeler la situation héritée et mettre en valeur les réformes ainsi que les résultats tangibles obtenus sous l'autorité du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Car en temps de crise, le bilan ne se protège pas par la surenchère, mais par la puissance probante des faits.
Rédaction
