FARDC : la Coordination technique du Fonds de soutien renforce ses capacités avant la campagne de mobilisation des ressources
La Coordination technique du Fonds de soutien et de développement des FARDC (FSD-FARDC) a organisé, du 9 au 11 septembre 2026, un séminaire de mise à niveau de ses membres au Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD). Ces travaux visaient à renforcer les capacités des équipes appelées à déployer prochainement une campagne de sensibilisation et de mobilisation de ressources additionnelles en faveur des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans le cadre de l’effort de guerre.
Cette initiative s’inscrit dans la vision du chef de l’État et commandant suprême des FARDC, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la modernisation, de la professionnalisation et de la montée en puissance des forces armées congolaises.
Créé par ordonnance présidentielle en tant qu’institution publique, le Fonds de soutien et de développement des FARDC a notamment pour mission de contribuer à la mobilisation des ressources destinées au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées, en appui aux efforts engagés par l’État.
Trois jours de renforcement des capacités
Durant trois jours, les membres de la Coordination technique ont approfondi plusieurs thématiques liées à leur future mission de terrain. Les échanges ont notamment porté sur le fonctionnement du FSD-FARDC, la loi de programmation militaire soumise au Parlement, la législation relative aux finances publiques ainsi que le fonctionnement et les besoins des FARDC.
Cette mise à niveau répond à la nécessité d’harmoniser les connaissances et les méthodes de travail des membres de la Coordination technique avant leur déploiement auprès des différentes parties prenantes.
L’objectif est également de renforcer le mécanisme de coordination afin de rendre la campagne de mobilisation des ressources plus structurée, cohérente et efficace, notamment en faveur des besoins prioritaires des forces engagées sur les différents théâtres d’opérations.
Une préparation stratégique avant le déploiement sur le terrain
Conduite par le général de brigade Dieudonné Muzala Ilunga, la Coordination technique aborde ainsi la prochaine phase de sa mission avec des capacités renforcées et une meilleure compréhension des enjeux institutionnels, financiers et opérationnels liés au soutien aux FARDC.
La campagne annoncée devra notamment permettre de sensibiliser les différentes parties prenantes sur les besoins des forces armées et de favoriser la mobilisation de ressources additionnelles dans le cadre de l’effort de guerre.
À travers ce séminaire, le FSD-FARDC entend ainsi privilégier une approche mieux coordonnée de la mobilisation, fondée sur une connaissance approfondie des mécanismes institutionnels et des priorités opérationnelles des FARDC.
Des brevets remis aux participants
À la clôture des travaux, les conclusions du séminaire ont été présentées aux participants. Le lieutenant-général à la retraite Mbuayama Nsiona Rombault, directeur de cabinet du vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens Combattants, Me Guy Kabombo Muadiamvita, a ensuite procédé à la remise des brevets de participation aux membres de la Coordination technique.
Ce geste symbolique est venu consacrer les trois jours de formation et de mise à niveau, tout en marquant l’engagement des participants à mettre en pratique les connaissances acquises dans le cadre de leur prochaine mission.
Pour la Coordination technique du FSD-FARDC, cette étape constitue ainsi un préalable important avant le déploiement sur le terrain. Elle doit permettre aux équipes de parler d’une même voix, de mieux coordonner leurs interventions et de renforcer l’efficacité de la mobilisation des ressources destinées à soutenir les FARDC dans l’accomplissement de leurs missions.
La prochaine campagne de sensibilisation et de collecte des ressources additionnelles apparaît dès lors comme une étape majeure dans la stratégie de soutien aux forces armées, particulièrement dans le contexte de l’effort de guerre et de la volonté des autorités congolaises d’accélérer la modernisation et la montée en puissance des FARDC.
