Manifestation de la C64 : Patrick Muyaya fustige « une tactique démodée, véhiculée par le mensonge et la manipulation »
La tentative de paralysie des activités par la marche de la Coalition C64 a essuyé un revers sur l’ensemble du territoire national. En marge du briefing presse tenu ce mardi 15 septembre et consacré à l’évaluation de la riposte contre l'épidémie d'Ebola, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a vivement critiqué les méthodes employées par l'opposition pour mobiliser la population.
La stratégie des organisateurs s'appuie sur la désinformation, à l'image des faux communiqués diffusés la veille pour dissuader les élèves de se rendre à l'école. « L'opposition ne doit pas imiter les méthodes qui excellent dans la manipulation et le mensonge », a dénoncé le porte-parole du gouvernement.
Selon lui, il demeure inacceptable de sacrifier l'éducation des enfants ou de chercher à semer la peur dans le cercle des parents pour atteindre des objectifs politiques.
Les institutions républicaines et les services essentiels ont fonctionné normalement tout au long de la journée. Patrick Muyaya a rappelé que le Parlement a poursuivi ses travaux budgétaires et sa rentrée solennelle sans entrave. « Il ne faudrait pas penser que pour que votre message politique puisse être capté, il faut paralyser », a-t-il souligné, qualifiant les agitations constatées à Lubumbashi ou Kolwezi de simples tentatives isolées pour susciter l'attention des médias par la victimisation.
Le comportement des forces de l'ordre face aux provocations subies sur certains parcours a été expressément salué par le ministre. « Il faut saluer le professionnalisme de la police qui, malgré les provocations, n'a pas cédé », a-t-il affirmé, en précisant qu'un bilan consolidé des incidents sera bientôt communiqué par la ville-province de Kinshasa et le ministère de l'Intérieur.
L'heure doit être à la préservation des acquis nationaux et de l'unité face aux défis du pays. Patrick Muyaya a invité l'opposition à rejoindre la dynamique de dialogue initiée par le chef de l'État.
« La patrie nous interdit de nous déchirer », a insisté le ministre de la Communication, appelant chaque acteur politique à méditer cette exigence pour placer la sécurité des citoyens, des enfants et des institutions au-dessus des divergences partisanes.
Guy Mafuta
