Cour constitutionnelle et référendum : Prince Epenge dénonce un complot et lance un appel à la rue
Lors de son passage sur le plateau du Journal de l’Afrique de France 24, le porte-parole de la coalition Lamuka, Prince Epenge, a vivement critiqué la récente décision de la Cour constitutionnelle concernant la loi référendaire. Qualifiant cette décision d’« arrêt scélérat » et de « haute trahison », le responsable politique accuse directement le président Félix Tshisekedi, le gouvernement et la haute juridiction de conspirer en vue de modifier l'article 220 de la Constitution pour permettre un troisième mandat présidentiel.
Selon Prince Epenge, la Cour a outrepassé ses prérogatives en assortissant la validation du texte de réserves d'interprétation. À ses yeux, les juges auraient dû se limiter à statuer sur la conformité de la loi et la renvoyer devant le Parlement.
Malgré cette vive opposition, il a tenu à souligner que la coalition C64/Lamuka reste favorable aux initiatives de médiation, citant notamment les démarches engagées par le président burundais et le cardinal Ambongo. Il a d'ailleurs précisé que le récent report d'une manifestation de l'opposition constituait un geste de bonne volonté et d'apaisement, et non une preuve de faiblesse.
Fixant le cap sur l'échéance du 15 août, le porte-parole a annoncé qu'une évaluation globale de la situation serait effectuée pour déterminer la suite des actions politiques.
Tout en gardant le mystère sur la nature exacte de ces futures initiatives, Prince Epenge a réitéré le refus catégorique de son mouvement face à toute tentative de révision constitutionnelle à des fins personnelles et a appelé les sympathisants à demeurer pleinement mobilisés pour défendre le texte fondamental.
Gustave Mawete
