Dialogue national : Adolphe Amisi Makutano salue la démarche de Félix Tshisekedi et appelle la jeunesse à jouer pleinement son rôle
Adolphe Amisi Makutano appelle la jeunesse et la société congolaise à un dialogue national inclusif et axé sur l'avenir de la RDC, au-delà du partage de pouvoir.
Adolphe Amisi Makutano, président du Conseil d’administration de l’OGEFREM, salue l’initiative du dialogue national annoncée par le président Félix Tshisekedi et appelle la société congolaise, en particulier la jeunesse, à s’y impliquer activement.
Pour le président du Conseil d’administration de l’OGEFREM, le moment exige de dépasser les schémas des dialogues politiques traditionnels souvent perçus comme des cadres de négociation entre acteurs politiques autour du partage des responsabilités.
« La République a besoin d’un véritable dialogue national, inclusif et responsable », estime-t-il, mettant en avant la nécessité de placer l’intérêt général au cœur de la démarche.
Un dialogue au-delà des intérêts politiques
Adolphe Amisi Makutano considère que le processus annoncé par Félix Tshisekedi ne devrait pas être réduit à un simple arrangement entre quelques acteurs politiques à la recherche de postes ou d’intérêts particuliers.
Ce cadre de l’UDPS plaide plutôt pour un cadre national de réflexion consacré à l’avenir de la République démocratique du Congo, avec une participation représentative des différentes composantes de la société, de l’ensemble des provinces et de leurs réalités spécifiques.
Selon lui, la réussite de cette initiative dépendra notamment de sa capacité à faire émerger des propositions susceptibles de répondre aux défis politiques, sociaux, économiques et sécuritaires auxquels le pays est confronté.
La jeunesse appelée à passer du rôle de spectatrice à celui d’actrice
Amisi Makutano accorde une attention particulière à la participation des jeunes dans ce processus. Il estime que la jeunesse, qui constitue une composante majeure de la population congolaise, ne devrait pas rester en marge des discussions portant sur l’avenir du pays. Il s’aligne derrière l’orientation donnée par le chef de l’État visant à faire des jeunes « des acteurs et non de simples téléspectateurs » du dialogue national.
Pour Adolphe Amisi , une implication effective de la jeunesse permettrait d’assurer une dimension générationnelle au débat et de favoriser l’émergence de nouvelles idées sur les questions liées à la gouvernance, à la paix, au développement et à la cohésion nationale.
Paix, unité et souveraineté au cœur du processus
Dans cette perspective, Adolphe Amisi Makutano estime que le dialogue doit avant tout être orienté vers l’intérêt supérieur de la République, la consolidation de la paix, l’unité nationale, la défense de la souveraineté ainsi que la préservation de l’intégrité territoriale du pays.
Il appelle donc à éviter que cette initiative ne reproduise les mécanismes d’un dialogue politique classique centré principalement sur la répartition des postes et des avantages entre acteurs.
Le processus devrait, selon lui, offrir aux Congolais, dans toute leur diversité, un espace de réflexion et de propositions afin de contribuer à la recherche de solutions durables aux difficultés auxquelles la RDC est confrontée.
« La RDC a besoin de forces constructives »
À travers cette prise de position, l’honorable Adolphe Amisi Makutano encourage l’ensemble des acteurs appelés à participer au processus à privilégier la responsabilité, le dépassement des intérêts particuliers et la recherche du bien commun.
D’après lui, la République démocratique du Congo a besoin d’un dialogue qui rassemble les forces constructives, capables de contribuer à la consolidation de la paix, au renforcement de l’unité nationale et à la construction d’un État plus stable et plus fort.
L’enjeu, estime-t-il, est donc de faire du dialogue national non pas un nouvel épisode de négociations politiques, mais un véritable rendez-vous avec l’avenir de la République.
Christian Mutombo
