RDC : Mobutu Nzanga réaffirme l'inviolabilité des frontières face aux enjeux du dialogue national
À la suite de la décision du président de la République, Félix Tshisekedi, de convoquer un dialogue national inclusif, la scène politique congolaise est marquée par de nombreuses réactions. Parmi elles, la prise de position ferme de Mobutu Nzanga, exprimée ce 17 juillet 2026, souligne les conditions impératives de réussite de ce processus.
Dans un contexte où les tensions sécuritaires et les velléités de déstabilisation menacent l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo, il rappelle que si la concertation demeure un levier indispensable pour bâtir une paix durable, elle ne saurait, en aucun cas, s'opérer au prix d'une quelconque concession territoriale. Pour l'ancien ministre, la souveraineté nationale n'est pas une variable d'ajustement, mais le socle non négociable de la survie de la nation.
Au cœur de son argumentation réside le respect scrupuleux de la Résolution du Caire de 1964, véritable pierre angulaire du droit international en Afrique. En soulignant que cet engagement solennel des États membres de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) visait précisément à sanctuariser les frontières héritées de la colonisation, Mobutu Nzanga en appelle à la vigilance collective face aux révisionnismes territoriaux.
Pour lui, ignorer cet héritage juridique reviendrait à ouvrir la boîte de Pandore des conflits interétatiques, ruinant ainsi les efforts de stabilité régionale péniblement acquis au cours des dernières décennies.
En rejetant catégoriquement toute perspective d'un « Berlin II », Mobutu Nzanga dénonce toute velléité de redécoupage des zones d'influence qui ignorerait la volonté du peuple congolais. Sa mise en garde est claire : la stabilité de l'Afrique centrale repose sur le respect strict des frontières reconnues par la communauté internationale.
En refusant toute remise en cause du principe du Caire, il s'érige en défenseur de l'intangibilité du territoire national, rappelant à tous les acteurs du dialogue que toute solution politique doit nécessairement s'inscrire dans le cadre du droit et de la souveraineté retrouvée.
Guyvenant Misenge
