RDC-Ouganda : le pétrole du lac Albert au cœur des orientations de Félix Tshisekedi
La valorisation des ressources pétrolières du lac Albert pourrait davantage rapprocher Kinshasa et Kampala. Lors de la 96ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 14 août, le président Félix Tshisekedi a insisté sur l’importance d’une coopération renforcée entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda dans ce secteur stratégique.
Cette orientation s’inscrit dans la volonté du chef de l’État de faire des ressources énergétiques un moteur du développement économique de la RDC. Le potentiel pétrolier du bassin du lac Albert est notamment perçu comme une source susceptible d’accompagner les ambitions du pays en matière d’industrialisation, de croissance et d’amélioration des conditions de vie.
Au-delà des enjeux économiques, l’exploitation de ces ressources présente une dimension transfrontalière. Le bassin pétrolier du lac Albert s’étend en effet de part et d’autre de la frontière entre les deux pays, ce qui rend nécessaire, selon cette approche, une coordination entre Kinshasa et Kampala pour encadrer la mise en valeur des ressources concernées et prévenir d’éventuelles tensions liées à leur exploitation.
Pour Félix Tshisekedi, cette configuration peut ainsi devenir un espace de coopération plutôt qu’un facteur de rivalité. La RDC et l’Ouganda sont appelés à conjuguer leurs efforts afin de tirer profit du potentiel du lac Albert, tout en veillant à la préservation des intérêts de chaque État et à ce que les retombées de cette activité puissent profiter aux populations des deux pays.
CKK
