RDC : Peuple TELEMA tacle l'opposition et pose ses conditions pour un dialogue sans complaisance

1 Août 2026 - 16:24
1 Août 2026 - 16:41
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RDC : Peuple TELEMA tacle l'opposition et pose ses conditions pour un dialogue sans complaisance

Invité sur le plateau de l'émission «Éclairage» sur Terre Jaune Télévision, Serge Tshimanga, président du mouvement citoyen Peuple TELEMA, n'a pas mâché ses mots. Entre le piège des grands-messes politiques à répétition et le bal des faux-semblants sur la loi référendaire, le leader d'opinion a balayé l'actualité avec fermeté et ironie, pointant particulièrement du doigt l'incohérence d'une opposition prompte à crier au loup tout en réclamant sa part de gâteau.

C’est un rituel bien congolais : à chaque crise, son grand dialogue national. Pourtant, à en croire Serge Tshimanga, l'histoire récente prouve que ces messes politiques se concluent immanquablement par la même recette éculée. « Le dialogue en soi n'est pas une mauvaise chose, mais pour quoi faire ? », s'interroge le président de Peuple TELEMA.

Pour son mouvement, pas question d'assister à une enième comédie où l'on se réunit pour redistribuer les cartes, troquer des ministères et recycler les coupables.

« La première chose que nous refusons, c'est le partage du pouvoir. On se positionne, et dix ans plus tard, on recommence les calculs. La seconde, ce sont les brassages et mixages de triste mémoire qui ont infiltré nos forces armées. On ne peut pas dérouler le tapis rouge à Kinshasa pour ceux qui prennent les armes à l'Est ! Quel message envoie-t-on à la jeunesse ? Qu'il suffit d'agresser son propre pays pour rouler carrosse demain ? »

Serge Tshimanga, Président de Peuple TELEMA

Excluant catégoriquement toute table ronde avec des figures comme Joseph Kabila ou Corneille Nangaa, Peuple TELEMA prévient : oui à un dialogue citoyen, mais uniquement sous conditions strictes et sans blanchiment d’auteurs de crimes.

Peuple TELEMA face au grand écart de l'opposition

L'analyse de Serge Tshimanga prend une tournure franchement satirique lorsqu'il aborde l'attitude des opposants face aux débats sur la loi référendaire et le cadre constitutionnel. Alors que certains accusent le pouvoir d'orchestrer une manœuvre pour s'éterniser aux affaires, le leader de Peuple TELEMA remet l'église au milieu du village.

Sur le plan juridique d'abord, M. Tshimanga rappelle une évidence : la validation par la Cour constitutionnelle d'une loi fixant les modalités du référendum ne relève pas du coup d’État, mais du simple comblement d'un vide légal existant depuis 2006.

« Une loi référendaire ne signifie pas qu'il y aura un référendum demain. Il n'y a ni ordonnance présidentielle, ni saisine du Parlement. Nous sommes encore bien loin de la pratique », recadre-t-il, promettant que Peuple TELEMA fixera sa position officielle en temps voulu.

Mais c'est sur la stratégie des opposants que le ton se fait le plus mordant. Serge Tshimanga se dit médusé par le paradoxe d'une opposition qui réclame la pureté constitutionnelle tout en suppliant pour obtenir des négociations politiques :

« Je trouve la position de l'opposition particulièrement ambiguë. Si j'étais à leur place et que je demandais le respect strict de la Constitution et le départ du président à la fin de son mandat, je ne réclamerais pas un dialogue ! »

A l’en croire, le dialogue implique des concessions, des négociations et des compromis. En réalité, en réclamant cette table ronde tout en hurlant au viol du texte fondamental, cette opposition est en train d'organiser sa propre autodestruction. »

Entre exigences de légalité et tentations de partage du pouvoir, l'opposition congolaise semble une fois de plus prise à son propre piège. Une posture jugée illisible par Peuple TELEMA, qui appelle à sortir d'un éternel recommencement dramatique pour le pays.

Gustave Mawete 

newnarratifrdc Créé en 2023, New Narratif RDC est un média en ligne de l'Ets. Groupe New NARRATIF RDC. Dans son traitement d’informations, New NARRATIF RDC accorde l’importance à l’image positive de la République démocratique du Congo et de ses institutions en vue de pérenniser le «CHANGEMENT DE NARRATIF »