Riposte contre Ebola : à Bunia, le ministre Patrick Muyaya mobilise les forces vives et les médias pour une riposte communautaire
En mission officielle à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, le ministre de la Communication et Médias, également Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a présidé le samedi 30 mai 2026 une séance d’échanges stratégiques à l’hôtel Exécutif. Cette rencontre, qui s'inscrit dans le cadre de la mobilisation générale décrétée par le Président Félix Tshisekedi et exécutée par le Gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, a réuni les représentants des jeunes, des femmes, des confessions religieuses et des professionnels des médias autour de la riposte contre la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo.
Face aux leaders d'opinion de l'Ituri, le ministre Patrick Muyaya a insisté sur l'urgence de briser la chaîne de transmission en coupant court aux rumeurs. Il a fermement déclaré :
« Ensemble, nous avons la capacité d’arrêter la transmission de ce virus si nous sensibilisons correctement et si nous respectons tous les gestes barrières nécessaires. Vous êtes des leaders d’opinion. Vous êtes entendus et compris par la population de l’Ituri et vous avez la possibilité de stopper la désinformation et les rumeurs. En ce qui nous concerne, nous, Gouvernement, nous continuons à faire notre part jusqu’à ce que la situation redeviendra normale. »
Cette démarche de clarification et de cohésion a grandement rassuré les forces vives locales, qui commençaient à céder au doute. Deogracias Bungamuzi Kukwabu, président du Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri, a exprimé son soulagement et sa reconnaissance envers l'exécutif national :
« Je voudrais remercier le Président de la République pour avoir dépêché cette équipe composée notamment du ministre de la Santé et du ministre de la Communication. (...) La province était dans la peur et la panique, mais grâce aux informations reçues et à la manière dont la communication a été menée, nous repartons aujourd’hui avec beaucoup plus d’espoir. »
Il a par ailleurs exhorté la jeunesse à la responsabilité :
« Nous demandons à la population, particulièrement aux jeunes, de ne pas faire confiance aux fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux. La maladie existe, mais elle n’est pas invincible. Nous pouvons sauver notre province en respectant les mesures édictées par les autorités sanitaires. »
Cet élan de mobilisation a suscité des engagements fermes de la part des différentes structures citoyennes. Sarafine Muderwa, coordonnatrice de la Synergie des jeunes filles de l’Ituri, a promis de répercuter le message à la base : « Après cette séance de sensibilisation et d’apaisement, nous nous engageons à parler de cette maladie dans nos familles, nos écoles et nos communautés. »
De leur côté, les professionnelles des médias comptent jouer un rôle de premier plan, comme l'a souligné Sarah Mudissa, journaliste et membre de l'UCOFEM : « À travers les radios communautaires et les autres canaux de communication, nous allons intensifier la sensibilisation des populations, notamment des femmes, dans les quartiers et les sites des déplacés... »
Enfin, Ibrahim Abassi Gloire, président du Parlement des jeunes de l’Ituri, a réaffirmé la détermination de sa structure à appuyer les institutions : « Notre premier engagement est de poursuivre la sensibilisation pour accompagner les programmes du Gouvernement national. Le second consiste à combattre la désinformation qui circule dans nos communautés. »
Guyvenant Misenge
