Changement constitutionnel en RDC: N’Shole sans foyer, sans voix, Kabuya lui retire le peuple
Le secrétaire général et président ai de l’Union pour la démocratie et le Progès social (UDPS), Augustin Kabuya, s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité. C’était lors d’une conférence de presse tenue le samedi 20 juin à la permanence de l’UDPS. Il a notamment critiqué Mgr Donatien N’Shole, secrétaire général de la CENCO, en déclarant : « Lui qui n’a ni femme ni enfant, au nom de quel peuple parle-t-il ? »
Augustin Kabuya s’est montré particulièrement virulent à l’égard de la Conférence épiscopale nationale du Congo, qui s’oppose à toute modification de la Constitution. Selon lui, le rapport publié par la CENCO n’est pas une surprise et viserait à justifier l’argent reçu de Joseph Kabila et de Paul Kagame.
Le numéro 1 du parti présidentiel a estimé que ce document n’engage pas le peuple congolais, rappelant que seul le président de la République est habilité à défendre ses intérêts et qu’il bénéficie du soutien populaire pour envisager un changement constitutionnel.
Le président ai de l’UDPS a rejeté le rapport issu des deux jours de consultations organisées par la CENCO, affirmant que la RDC est un État laïc et que l’Église n’a pas de monopole sur la politique nationale.
Augustin Kabuya a lancé un message à Mgr Donantien N’sole, affirmant que l’UDPS n’est pas un « parti de mallette » et rappelant que la formation politique a passé 38 ans dans l’opposition.
Selon lui, cette expérience permet au parti de savoir comment pousser un régime à commettre des erreurs. Il a annoncé l’organisation d’une grande marche sur l’ensemble du territoire national afin de démontrer que le peuple soutient le président Félix Antoine Tshisekedi.
Augustin Kabuya a estimé que, dans le contexte politique actuel, il sera difficile pour ses adversaires de se rattraper. Il a critiqué ceux qui, selon lui, multiplient des déclarations en échange d’argent, les accusant de corruption.
Augustin Kabuya a cité l’exemple du président Denis Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, qui, d’après lui, ne tolérerait pas de telles pratiques. Il a rappelé que la République démocratique du Congo est un État laïc et que les prises de position de ses opposants cachés derrière la CENCO n’engagent pas l’ensemble des Congolais.
Augustin Kabuya a affirmé que l’UDPS ne reculera pas et qu’elle entend poser des actes inédits pour démontrer sa force sur le terrain. Selon lui, le parti veut prouver qu’il est aux côtés du peuple et qu’il n’existe aucune milice comme certains l’ont prétendu, faute de preuves concrètes.
Le secrétaire général de l’UDPS a également accusé la CENCO de recevoir de l’argent du président rwandais Paul Kagame pour nuire aux Congolais. Il a soutenu que la bénédiction de Mgr Fulgence Muteba sur Corneille Nangaa, présenté comme chef rebelle, aurait été inspirée par Kagame afin de permettre à ce dernier de poursuivre ses actions meurtrières contre la population
Revenant sur la mobilisation de l’opposition, Kabuya a jugé qu’elle avait échoué dans ses calculs. Augustin Kabuya a qualifié ses adversaires « d’amateurs en mensonge » et les a accusés d’avoir planifié l’incendie du Palais du peuple afin d’en attribuer la responsabilité au régime de Félix Tshisekedi.
Gustave Mawete, stagiaire
