Trahison et sabotage de la vision du Chef de l’État : le Comité Bayedila, soutenu par Sombo, dans le collimateur de l’ANR

14 Juillet 2026 - 17:11
7 Août 2026 - 11:42
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Trahison et sabotage de la vision du Chef de l’État : le Comité Bayedila, soutenu par Sombo, dans le collimateur de l’ANR

L’Agence nationale de renseignements (ANR) a été saisie d’une plainte visant le comité dirigé par la rectrice Espérance Bayedila Bakanda, accusé de trahison et de sabotage de la vision du Chef de l’État. Selon des indiscrétions, l’instance sécuritaire recueille actuellement des informations afin de préparer d’éventuelles convocations des personnes impliquées, qui seraient appelées à répondre selon l’ordre hiérarchique.

Au cœur de cette affaire se trouve la révocation de près de 250 agents recrutés entre 2022 et 2025. Cette décision, jugée illégale, aurait été transmise à des journalistes proches de l’AFC/M23 avant même que les concernés n’en soient informés. Ces derniers s’en seraient servis pour alimenter des discours à caractère tribal et renforcer la propagande rwandaise.

D’après un investigateur de la Haute Instance sécuritaire professionnalisée du pays, un rapport établi démontre que cette démarche menée par la nouvelle rectrice fragilise le climat social et offre des arguments aux adversaires du pays.

La rectrice est également critiquée pour sa proximité avec la ministre de tutelle, dont elle était conseillère en communication, ce qui lui donnerait une influence considérable.

La composition du comité de gestion, dominée par des ressortissants d’un même espace linguistique, est dénoncée comme le fruit de négociations internes menées par la Rectrice afin de régner. L’une des nominations, celle d’Albertine Tshangala au poste d’administratrice du budget, suscite des soupçons de corruption après la disparition inexpliquée de 6 000 dollars destinés à la rémunération des enseignants et assistants. 

Ces pratiques sont assimilées à une violation des principes fondamentaux du droit administratif congolais, tels que la sécurité juridique, la continuité du service public et la non-rétroactivité des actes administratifs.

Un document secret aurait été transcrit pour que soient examinées les motivations ayant conduit la rectrice à recourir à des journalistes pro-rwandais en cavale, à mettre au chômage près de 250 jeunes disposant de matricules réguliers.

L’ANR, en poursuivant ses investigations, pourrait bientôt convoquer les protagonistes de ce dossier sensible.

Des sources proches du dossier révèlent que le cabinet de la rectrice aurait procédé à un tri sélectif parmi les assistants révoqués, favorisant les ressortissants d’un même espace linguistique. ​Cette stratégie viserait à isoler les agents révoqués issus des autres provinces, qui, continuent de dénoncer des injustices et des antivaleurs attribuées à la gestion de Bayedila.

La controverse remonte au début de son mandat. La rectrice Bayedila avait alors nommé la professeure Laetitia Muabila au poste de directrice de cabinet, alors que cette dernière n'était encore que cheffe de travaux.

Selon plusieurs témoignages, cette fonction n'était qu'apparente : le véritable rôle de directeur de cabinet aurait été exercé dans l'ombre par Fabrice Akaa, promu docteur dans des conditions controversées.

Par la suite, Laetitia Muabila aurait été écartée en raison de ses origines kasaïennes. Aujourd'hui, la gestion de l'IFASIC semble concentrée entre les mains de personnalités issues d'une même région, à l'instar d'Oubul Okwes, Fabrice Akaa, Ntonda ou encore Siswa, qui occupent la majorité des postes clés, parfois sans même faire partie du comité de gestion.

​Cette mesure d'éviction semble corroborer les propos attribués à la rectrice, selon lesquels l'IFASIC n'aurait pas été créé par Félix Tshisekedi et qu'il conviendrait de s'adresser directement à ce dernier pour obtenir un emploi. Selon plusieurs sources, des membres de son cabinet auraient également assimilé certains agents révoqués à des militants de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), allant jusqu'à déclarer qu'« à l'UDPS, personne n'est intelligent » et que « tout le monde est idiot».

Ces dérives se dérouleraient sous le regard passif de la ministre de tutelle, Mme Sombo, elle-même vivement critiquée pour sa gestion de l'Enseignement supérieur et universitaire. Son ministère est pointé du doigt pour la prolifération de documents officiels (circulaires, arrêtés, instructions académiques, communiqués et ordres de mission) souvent jugés contradictoires ou précipités.

Face à cette situation, de nombreuses voix au sein de la communauté académique regrettent l'époque de l'ancien ministre Muhindo Nzangi dont la gouvernance, bien qu'imparfaite, est aujourd'hui jugée nettement plus rigoureuse.

Forte du soutien du ministère, la rectrice s'arrogerait tous les droits. Selon d'autres sources, elle aurait convoqué les responsables de l'école Fatima dans son bureau pour leur exiger d'expulser les professeurs et assistants qui se rassemblent (sous l’arbre) dans l'enceinte de l'établissement scolaire pour prendre de la bière.

Sur le plan financier, des étudiants finalistes dénoncent une quête effrénée de profits. La rectrice aurait imposé une somme de 100 dollars à chaque étudiant pour l'impression des travaux de recherche, désormais obligatoirement effectuée au sein de l'IFASIC. Tout travail imprimé à l'extérieur est systématiquement rejeté, contraignant même les étudiants possédant leur propre équipement à s'acquitter de cette somme. Cette mesure plonge les étudiants dans le désarroi et alimente un climat de tension généralisé.

Le comité de gestion ciblerait également les opérateurs de saisie installés aux abords de l'institut. Après plusieurs tentatives manquées de les déloger, contrées par les responsables de l'école Fatima, l'administration aurait cherché à employer la manière forte.

Un agent de police supervisant les opérations d'assainissement aurait ainsi confie avoir reçu des moyens financiers directement du secrétaire général académique, M. Wawa, pour procéder à l'évacuation forcée de ces prestataires.

Le temps est le meilleur des alliés. La Rectrice Bayedila s’est fait plusieurs ennemis en nuisant aux autres. Elle oublie que son bouclier, la ministre, n’est pas éternel. D’ici peu, cette dernière pourrait quitter le gouvernement en cas de remaniement.

William Tshibamba Muyanda

newnarratifrdc Créé en 2023, New Narratif RDC est un média en ligne de l'Ets. Groupe New NARRATIF RDC. Dans son traitement d’informations, New NARRATIF RDC accorde l’importance à l’image positive de la République démocratique du Congo et de ses institutions en vue de pérenniser le «CHANGEMENT DE NARRATIF »