Menaces contre New Narratif RDC et liberté de presse : la Rédaction invite toute partie lésée à solliciter un droit de réponse
La rédaction de New Narratif RDC affirme être la cible de menaces de mort proférées par des individus non identifiés. Depuis plus d’une semaine, plusieurs membres de l’équipe, dont un journaliste stagiaire de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (Unisic, ex-Ifasic), subissent intimidations et pressions.
Craignant pour leur sécurité, ils envisagent de saisir dès la semaine prochaine le Conseil national de la Cyberdéfense, la Maison militaire du Chef de l’État ainsi que d’autres instances sécuritaires. Selon l’un des journalistes concernés, les soupçons se portent sur Léon Mukoko, directeur de la communication de l’Unisic et proche collaborateur de la rectrice Bayedila.
Ce dernier aurait eu un échange tendu avec eux dans un arrêt de bus, leur reprochant de partager des liens jugés nuisibles à l’image de l’université.
La rédaction de New Narratif RDC dit avoir appris avec étonnement, par le biais des réseaux sociaux, l’annonce d’une plainte suivie d’un jugement et d’une condamnation intentés par la Rectrice de l’UNISIC contre plusieurs médias et journalistes, dont Newnarratifdc.net, au sujet d’une publication.
Pourtant, la législation prévoit qu’une partie estimant avoir été lésée par une publication journalistique dispose du droit de réponse dans un délai de 48 heures. Cette démarche est perçue comme une tentative d’intimidation à l’égard des journalistes qui ne font que leur travail.
Selon plusieurs témoignages recueillis à l’Unisic, toute voix qui s’élève pour dénoncer l’injustice est réprimée. Des étudiants chefs de promotion ont vu leurs candidatures invalidées pour avoir collaboré avec l’ancien comité de gestion, accusé d’avoir contribué au phénomène de la “case vide” et à la contre-performance des étudiants.
Actuellement, un Secrétaire général académique, assurant l’intérim de la rectrice absente depuis plus de trois mois pour raisons de santé, prend des décisions jugées contraires aux textes légaux. Ceux qui dénoncent ces pratiques s’exposent à des sanctions. Ainsi, le simple fait de s’afficher aux côtés d’agents révoqués ayant contesté la décision rectorale 017 en justice peut entraîner le blocage de primes. Plus de deux agents en sont victimes.
Les témoignages rapportent également que les primes des correcteurs et examinateurs n’ont pas encore été versées aux enseignants. À leur grande surprise, il leur a été annoncé que ces primes seraient revues à la baisse, les autorités expliquant que l’université attendait 3 000 étudiants inscrits aux examens, mais que l’effectif ne cesse de diminuer.
Cette baisse est attribuée aux décisions controversées du comité de gestion actuel, qui a supprimé plusieurs facultés ayant contribué à la transformation de l’Ifasic en Unisic.
Les dirigeants justifient cette suppression par l’absence de diplômes prévus pour ces facultés au ministère de l’ESURI, un argument jugé faible et indigne d’un professeur d’université par ses collègues.
La question se pose alors : entre la faculté et le diplôme, qu’est-ce qui précède l’autre? Ce débat alimente la fuite des étudiants vers d’autres établissements.
Face à cette situation, New Narratif RDC invite les dirigeants de l’Unisic à faire preuve de maturité. Si un article est considéré comme mensonger, la plateforme reste ouverte pour publier leur droit de réponse.
Gustave Mawete, stagiaire
