RDC : le CSAC durcit le ton et annonce de nouvelles sanctions contre les dérapages verbaux dans les médias audiovisuels
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) passe à la vitesse supérieure pour assainir l'espace médiatique congolais.
Lors d’un direct sur le réseau social X ce samedi 30 mai 2026, le président de l’instance de régulation, Christian Bosembe, a dévoilé une série de nouvelles mesures rigoureuses destinées à encadrer strictement les débats politiques sur les chaînes de télévision et de radio en République démocratique du Congo.
Désormais, la responsabilité des professionnels des médias est directement engagée face aux écarts de langage de leurs invités. Christian Bosembe a prévenu qu'aucun plateau de diffusion ne devait plus servir de tribune aux insultes ou aux invectives. Si un journaliste s’avère incapable de maîtriser le déroulement de son émission face à des dérapages, le programme en question sera purement et simplement retiré de la grille de diffusion.
L'autorité de régulation promet d'aller encore plus loin en cas de récidive ou de résistance de la part des diffuseurs. Le président du CSAC a martelé que si une chaîne de télévision ou une station de radio s’obstinait à tolérer ces pratiques, elle s'exposerait à de lourdes sanctions institutionnelles, parallèlement à la suspension immédiate du journaliste animateur.
Selon le patron du CSAC, ce tournant répressif est devenu indispensable pour garantir des débats respectueux des règles éthiques et professionnelles. Ces dispositions visent avant tout à préserver la qualité ainsi que la dignité des échanges publics diffusés par les médias, dans un contexte national particulièrement sensible où la cohésion sociale demeure une priorité.
Christian Mutombo
