Contre-pied diplomatique : Washington douche les espoirs de Kinshasa

28 Avril 2026 - 12:32
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Contre-pied diplomatique : Washington douche les espoirs de Kinshasa

Vingt-quatre heures seulement après l'annonce spectaculaire du gouvernement congolais, les États-Unis ont apporté un démenti cinglant. Alors que l’Inspection générale des mines (IGM) affirmait lundi 27 avril 2026 que la création de la future Garde minière — une unité paramilitaire de 20 000 agents — serait financée par des partenaires stratégiques, Washington a pris ses distances.

Le budget de 100 millions USD, censé être soutenu par les Américains et les Émirats arabes unis, se retrouve ainsi amputé d'un de ses piliers déclarés.

« Le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité de patrouille ou de garde des mines en RDC », a précisé l'ambassade américaine dans une note publiée ce mardi 28 avril. Ce recadrage intervient alors que Kinshasa présentait ce projet comme une solution majeure pour sécuriser ses sites miniers stratégiques.

Si l’appui financier direct est nié, la représentation diplomatique a néanmoins rappelé son attachement à l’Accord de partenariat stratégique bilatéral, tout en soulignant qu'il doit servir de fondement à la stabilité à long terme et non à des initiatives non validées.

Ce couac de communication place l'IGM dans une position inconfortable. En annonçant prématurément une manne financière de 100 millions USD dans le cadre de partenariats internationaux, les autorités congolaises semblent avoir confondu intentions de coopération et engagements budgétaires fermes. Reste à savoir si les Émirats arabes unis, l'autre partenaire cité, confirmeront leur participation ou si la RDC devra revoir totalement le financement et l'ambition de sa nouvelle force de protection minière.

Misenge

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