Plainte de la rectrice Bayedila contre les médias et les journalistes : une attitude qui réduit les thèses en cendres et les théories en fumée
Les membres du Collectif des agents révoqués ont réagis à la plainte déposée par la Rectrice Bayedila contre les médias et journalistes depuis la semaine dernière. Réunis ce lundi 22 juin à l’Université de Kinshasa en vue d’évaluer leurs démarches admnistratives contre l’Injustice Bayedila, ont estimé le comité de gestion de l'Université des Sciences de l'Information et de la Communication (UNISIC) est en perte de vitesse pour avoir officiellement choisi la voie de l'intimidation en saisissant les instances judiciaires.
Pour eux, les plaintes introduites contre les médias et journalistes auprès du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC) et au Parquet général près la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe ont un objectif simple de faire taire la presse pour masquer la gestion frelatée qui a élu domicile au sein de cet établissement public.
Ils ont indiqué que Mme Bayedila et ses collaborateurs n'ont même pas pris le temps de relire les notes d'Yves Agnès avant d'exposer publiquement leur mépris pour la liberté de la presse. « Pourtant, la nouvelle loi sur la presse (Ordonnance-Loi n° 23/009 du 13 mars 2023) marque une avancée majeure dans l'encadrement du secteur des médias en République démocratique du Congo en renforçant les mécanismes d'autorégulation plutôt que le recours systématique aux sanctions pénales», ont-ils ajouté.
A les en croire l’esprit de cette réforme repose sur plusieurs principes, notamment la promotion de la déontologie, le droit de réponse et de rectification et la dépénalisation relative.
Pour la Coordination du Collectif, ce comité de gestion refuse toute critique et sont là pour s'enrichir. « C'est la raison pour laquelle la prime interne a été doublée pour les membres qui le composent, après le licenciement de plus de 250 personnes au début de leur mandat. C'est d'ailleurs un climat de terreur qui règne sur les agents de cet alma mater », ont-ils dénoncé.
D’après les sources internes, l’opacité financière, les conflits internes et la placardisation sont autant de maux qui gangrènent cette prestigieuse institution.
Certains professeurs pensent que le Comité Bayedila est tombé plus bas en jetant en pâture les principes de la démocratie pour interdire l'accès au site à plusieurs agents révoqués, à travers un communiqué signé le vendredi 19 juin 2026 par Georges Wawa Mozanimu, Secrétaire général académique, pourtant parmi eux, il y a ceux, qui sont inscrits à l’Ecole doctorale où ils poursuivent leurs études.
Pour ces agents révoqués, la plainte que la Rectrice a déposée contre les médias et les journalistes, au Parquet doit être tournée contre eux. « Les médias ne font que relayer les propos des opprimés de Bayedila. C’est Bayedila qui fait la promotion du tribalisme à l’UNISIC. Avec ses acolytes, ils composènt une organisation des Ne-Kongo au sein de l’Etablissement», ont-ils révélé.
Ces agents ont qualifié la plainte de Bayedila d’un faux fuyant. « Il faut examiner la composition de ce Comité de gestion et l’attribution de postes clés pour comprendre la nature. D’ailleurs son cabinet est constitué de gens qui critiquent la gestion du Président de la République et insultent même les dirigeants du parti présidentiel tous les jours quand ils sont assis sous l’arbre autour de la bière. Ils ont même implicitement soutenu l’appel à la ville de la C64, dans des forums WhatsApp. Pour preuve, le jour même, ni enseignant, ni étudiant personne n’a été aperçu sur le site universitaire, » ont ils développé.
Ces victimes ont rappelé même les propos d’un avocat envoyé par Bayedila au Conseil d’Etat, selon lequels, l’ancien Recteur Kambayi avait engagé les gens de son village et de son parti politique. Ces agents ont confirmé l’existence d’une plainte à l’ANR contre le Comité Bayedila pour avoir saboté la vision du Chef de l’Etat. Malgré leurs agitations, ils seront rattrapés, ont-ils confié.
Pour les observateurs, depuis l'avènement de la rectrice Bayedila et de ses acolytes à l'UNISIC, la pendule s'est arrêtée : la thèse a perdu sa valeur et les théories sont réduites en ruines.
Signalons qu’après près de quatre mois d’absence, la Rectrice contestée a été aperçue le lundi 22 juin sur le campus. Ce retour lui épargne la démission au regard de l’article 67 de l’Instruction Académique 027. Malgré on retour, la nomination d’un nouveau comité de gestion est une urgence pour restaurer l’image de l’Etablissement.
Gustave Mawete, stagiaire
