RDC : des pratiques commerciales dénoncées dans certaines brasseries, les grossistes réclament d’avantage de transparence
Des pratiques commerciales controversées sont dénoncées par certains abonnés grossistes auprès de sociétés brassicoles opérant en République démocratique du Congo (RDC). Au cœur des préoccupations figurent notamment la gestion des bouteilles vides, les écarts constatés dans les casiers ainsi que les conditions de retour des emballages consignés.
Selon les témoignages rapportés par certains opérateurs économiques, des irrégularités seraient liées au fonctionnement de certains circuits de distribution. Ils évoquent notamment des situations dans lesquelles des travailleurs consommaient des boissons et remettraient ensuite les bouteilles vides dans d'autres casiers, créant ainsi des difficultés lors de l'inventaire et du contrôle des emballages.
D'autres grossistes affirment également constater des manques de bouteilles dans les casiers livrés. Une situation qui, selon eux, entraîne des pertes financières et complique la gestion quotidienne de leurs activités commerciales.
Plus préoccupant encore, certains abonnés ne rencontrent des difficultés lorsqu'ils se rapprochent des délégués des brasseries pour réclamer les bouteilles manquantes ou obtenir des explications sur les écarts constatés. Ils dénoncent des réponses selon lesquelles les produits déjà déposés ne seraient plus repris, y compris lorsque des contestations portent sur les emballages.
Cette situation soulève des interrogations sur la transparence des opérations de livraison, la responsabilité des agents commerciaux et le respect des engagements vis-à-vis des grossistes, qui constituent pourtant un maillon essentiel de la chaîne de distribution des produits brassicoles.
Au-delà des pertes financières, ces pratiques prévalent risquent de fragiliser les relations commerciales entre les sociétés brassicoles et leurs partenaires distributeurs, particulièrement les petits et moyens opérateurs qui dépendent de cette activité pour assurer leur survie économique.
Face à ces préoccupations, les grossistes appellent les directions des sociétés brassicoles à renforcer les mécanismes de contrôle, à clarifier les règles relatives à la consignation et au retour des bouteilles et à mettre en place un système transparent de vérification des casiers lors des livraisons.
Ils demandent également l'ouverture d'un cadre de concertation permettant aux abonnés de faire entendre leurs préoccupations et d'obtenir des réponses concrètes à leurs réclamations.
La question reste donc posée : jusqu'où les grossistes doivent-ils supporter les pertes liées aux irrégularités éventuelles dans la gestion des emballages, alors qu'ils sont des partenaires indispensables à la commercialisation des produits brassicoles en RDC ?
Les sociétés concernées sont ainsi invitées à réagir à ces dénonciations afin d'éclairer l'opinion publique et de présenter leur version des faits.
Christian Mutombo
