RDC : Kinshasa salue les sanctions américaines contre l’armée rwandaise et Zigama Credit
Le Gouvernement congolais appelle la communauté internationale à réexaminer ses relations avec Kigali et exige le retrait sans condition des troupes rwandaises du territoire national.
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a salué les sanctions prises par les États-Unis contre le ministère rwandais de la Défense et l’institution financière Zigama Credit and Savings Society, accusés de contribuer au soutien de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du mouvement rebelle M23 dans l’est du pays.
Selon les éléments présentés par le Trésor américain, l’armée rwandaise aurait déployé des milliers de soldats dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu aux côtés des combattants du M23. L’institution financière Zigama Credit and Savings Society est, quant à elle, soupçonnée d’avoir facilité des transactions portant sur plusieurs dizaines de millions de dollars, ainsi que l’acheminement d’or vers Kigali.
Pour Kinshasa, ces sanctions constituent un développement important dans les efforts visant à mettre fin au soutien présumé du Rwanda aux groupes armés opérant sur le territoire congolais.
Kinshasa appelle à des mesures internationales supplémentaires
Au-delà de l’approbation des sanctions américaines, le Gouvernement congolais exhorte les États, les organisations internationales, les investisseurs ainsi que les sponsors sportifs à réexaminer leurs relations avec le Rwanda.
Cette démarche vise à encourager une réponse internationale plus large face à la situation sécuritaire persistante dans l’est de la RDC. Les autorités congolaises entendent ainsi mobiliser davantage de partenaires afin d’accroître la pression diplomatique et économique sur Kigali.
Exigence de retrait des troupes rwandaises
Le Gouvernement congolais réitère également son exigence d’un retrait effectif et sans conditions préalables de toutes les troupes rwandaises présentes sur le territoire national.
Kinshasa invoque notamment l’Accord de Washington ainsi que la résolution 2773 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies, présentés comme des références dans les efforts diplomatiques visant à rétablir la paix et la sécurité dans l’est du pays.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par la persistance des tensions sécuritaires dans les provinces orientales de la RDC, où les affrontements impliquant le M23 continuent de peser sur la stabilité régionale et les perspectives de retour à une paix durable.
Pour les autorités congolaises, l’application des engagements internationaux et le retrait des forces étrangères constituent des conditions essentielles au rétablissement de l’intégrité territoriale et de la sécurité dans les zones affectées par le conflit.
