Scandale à l’ESU : 18 970 $ extorqués à l’Église Kimbanguiste par le cabinet du ministre Marie-Thérèse Sombo
L’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) en République Démocratique du Congo est secoué par une révélation fracassante qui ébranle les fondements du ministère dirigé par Thérèse Sombo. Une plainte officielle, a été déposée le 20 novembre 2025 auprès de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) par le Conseil d’Administration des Instituts Supérieurs Kimbanguistes (CAISK), dénonçant une arnaque sophistiquée opérée au cœur même de l’appareil d’État.
Ce document consulté ce 31 mars 2026 par New Narratif pointe du doigt un système de prédation où des individus, s’abritant derrière les identités de la Ministre, de son Directeur de Cabinet et du Secrétaire Général, ont transformé l'administration publique en un comptoir d'extorsion de fonds.
Le mode opératoire décrit par le Révérend Dr Nkongolo Kalala Malaba, Président du CAISK, révèle une audace criminelle sans précédent. Les faussaires auraient utilisé les noms, signatures, cachets officiels, et même les voix et photos des hautes autorités pour flouer l'institution religieuse. En produisant de faux documents juridiques pour régulariser des établissements d'enseignement, ce réseau a réussi à siphonner les ressources de l’Église de Simon Kimbangu, prouvant que les couloirs du ministère sont devenus un terrain de chasse pour des prédateurs administratifs opérant en toute impunité.
Le préjudice financier, chiffré précisément à 18 970 dollars américains, représente un coup dur pour le développement académique de la communauté kimbanguiste. Cette somme, qui devait couvrir les frais d’arrêtés de fonctionnement et les notifications de grade pour des Chefs de Travaux, a été détournée par des « agents » qui semblent maîtriser parfaitement les rouages internes du cabinet. Entre "demandes spéciales" de la Ministre (500 $) et frais de dossiers fictifs (15 000 $), l'inventaire de ce vol à ciel ouvert expose une corruption systémique qui ne recule devant aucun symbole sacré.
Cette affaire jette un discrédit total sur la gestion de Thérèse Sombo. Comment un réseau d'une telle envergure peut-il utiliser les outils officiels de l'État pour escroquer une institution confessionnelle historique sans être inquiété ?
L'infiltration des services du ministère par des réseaux de faussaires capables d'imiter les plus hautes autorités soulève des questions de sécurité nationale et d'éthique publique. Si la ministre n'est pas l'instigatrice de ces manœuvres, son incapacité à sécuriser les procédures administratives de son propre cabinet témoigne d'une faillite managériale alarmante.
L’Église Kimbanguiste, par la voix du CAISK, exige désormais que justice soit faite. En joignant à sa plainte les listes des instituts lésés et les instructions du Chef Spirituel, elle place le ministère de l'ESU sous les projecteurs de l'ANR. Ce scandale des 18 970 $ ne pourra pas être étouffé par de simples démentis : il appelle à une purge immédiate au sein du cabinet Sombo et à une restitution intégrale des fonds extorqués, sous peine de confirmer que l'enseignement supérieur congolais est devenu le théâtre privilégié de l'escroquerie institutionnalisée.
Jean Bamanisa Ebwe
