Comité Bayedila et sa suite misent sur le mensonge : Le Conseil d’État n’a pas débouté le professeur Deo Namegabe face à l’UNISIC

13 Juin 2026 - 09:04
13 Juin 2026 - 09:23
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Comité Bayedila et sa suite misent sur le mensonge : Le Conseil d’État n’a pas débouté le professeur Deo Namegabe face à l’UNISIC

Une décision interprétée de manière controversée

Le Conseil d’État a rendu une décision dans l’affaire opposant le professeur Deogratias Mwegekwa Namegabe à l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC)

Contrairement aux affirmations relayées par certains partisans du comité de gestion dirigé par Mme Espérance Bayedila, la haute juridiction administrative n’a pas débouté le professeur Namegabe. Elle n’a pas non plus donné raison à l’UNISIC.

Cette nuance juridique, complexe à interpréter, a été exploitée par certains acteurs pour diffuser des informations erronées, laissant croire que le professeur avait perdu son recours. 

Il est regrettable de constater que certains médias, pourtant dirigés par des journalistes formés dans les meilleures écoles, ont interprété l’ordonnance du Conseil d’État comme une simple dépêche d’agence de presse. Cette lecture approximative a contribué à semer la confusion dans l’opinion publique.

Selon plusieurs sources, des professeurs et scientifiques proches du comité de gestion de l’UNISIC auraient célébré prématurément une supposée victoire contre le professeur Deogratias Namegabe. 

Des préparatifs festifs, incluant une vache et dix bouteilles de champagne, auraient même été envisagés pour marquer une éventuelle victoire contre le collectif des agents révoqués.

Une stratégie de manipulation dénoncée

Pour les soutiens du professeur Namegabe, ces célébrations et interprétations hâtives relèvent d’une stratégie de désinformation visant à masquer des tensions internes et à alimenter un climat de règlement de comptes. Ils dénoncent une instrumentalisation de la communication, assimilée à une « production de mensonges » destinée à dissimuler des rivalités et des clivages profonds au sein de l’institution. 

Une stratégie que ses soutiens dénoncent comme une manipulation médiatique visant à discréditer son action.Entre vérité et désinformation.

Autrefois perçue comme un sanctuaire du savoir, l’UNISIC est aujourd’hui perçue comme un foyer de désinformation. Selon eux, le comité de gestion recourt à la diffusion de fausses informations pour influencer l’opinion publique et nuire à la réputation du professeur Namegabe. 

L’affaire illustre les tensions persistantes au sein de l’institution et met en lumière la difficulté d’interpréter certaines décisions judiciaires. Comme le rappelle un observateur, « la vérité prend souvent du temps avant d’éclater ». 

Les propos non fondés des avocats de Bayedila

Le Conseil d’État a rejeté les arguments présentés par les avocats mandatés par Mme Bayedila, qui tentaient de faire invalider la plainte déposée par le professeur Deo Namegabe. 

La haute juridiction administrative a finalement accepté le recours, marquant ainsi une première victoire discrète pour l’enseignant.

Toutefois, le Conseil d’État a précisé que la requête du professeur devrait être davantage étayée afin de permettre une éventuelle condamnation du comité de gestion de l’UNISIC.

La procédure reste donc ouverte et la bataille judiciaire se poursuit jusqu’à la décision finale. Interrogé par notre rédaction, le professeur Deo a déclaré : « Ils se battent contre moi avec l’argent de l’UNISIC, mais moi je n’ai que Dieu comme soutien. »

Le flou juridique exploité pour désinformer

Par ailleurs, la terminologie employée dans la décision du Conseil d’État, jugée complexe et sujette à interprétation, a ouvert la voie à des manipulations.

Les partisans de la gestion actuelle de l’UNISIC auraient profité de ce flou pour diffuser des informations trompeuses auprès de l’opinion publique, alimentant la confusion autour de ce dossier sensible. 

La thèse du professeur Deo Namegabe au cœur d’une polémique à l’UNISIC

Le professeur Deo Namegabe, qui a soutenu sa thèse à l’Université de Rouen en France, dénonce une série d’entraves administratives au sein de l’UNISIC. 

Selon lui, son dossier académique, conservé dans les archives de l’établissement, a été contrôlé à plusieurs reprises sans qu’aucune irrégularité ne soit relevée. Lors du dernier audit initié par l’ESURSI, Mme Bayedila, chargée de vérifier les dossiers des membres du comité de gestion dirigé par le P.E. Kambayi Bwatshia, avait confirmé que le dossier de Namegabe était complet et « clean ». 

Pourtant, à l’arrivée de Mme Bayedila à la tête de l’UNISIC, le même dossier est soudainement déclaré incomplet. Une situation que le professeur Namegabe qualifie de récurrente : avant même son engagement, ses documents avaient déjà été égarés, ses copies de thèse jetées et ses photos d’identité détruites. Il estime que ces actes traduisent une volonté délibérée de nuire à sa carrière, motivée par la jalousie suscitée par son talent pédagogique.

Au-delà de son cas personnel, le professeur Namegabe accuse le comité de gestion dirigé par Mme Bayedila de chercher à écarter toute voix critique sur la gestion budgétaire de l’établissement. Il affirme que ce comité aurait multiplié par quatre les primes de ses membres et de leurs cabinets, sans aucune revalorisation pour le reste du personnel. Une pratique qu’il dénonce comme une dilapidation des ressources de l’UNISIC.

Il faut signaler que l’affaire qui oppose le Comité de gestion de la Rectrice démissionnaire de l’Unisic pour absence prolongée, ne concerne que le retrait de charges horaires, pas autre chose. 

Gustave Mawete, Stagiaire 

newnarratifrdc Créé en 2023, New Narratif RDC est un média en ligne de l'Ets. Groupe New NARRATIF RDC. Dans son traitement d’informations, New NARRATIF RDC accorde l’importance à l’image positive de la République démocratique du Congo et de ses institutions en vue de pérenniser le «CHANGEMENT DE NARRATIF »