Conseil de l’UIT : à Genève, la RDC porte son ambition numérique et renforce sa mobilisation diplomatique

28 Oct 2026 - 10:52
28 Oct 2026 - 11:04
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Conseil de l’UIT : à Genève, la RDC porte son ambition numérique et renforce sa mobilisation diplomatique

Du 14 au 16 octobre 2026, la République démocratique du Congo a mené à Genève sa campagne pour un siège au Conseil de l'Union internationale des télécommunications (UIT) pour le mandat 2027-2030. Portée par la volonté du Gouvernement congolais et inscrite dans l'ambition nationale de transformation numérique, cette démarche mobilise les institutions du secteur, dont l'ARPTC, autour d'un objectif commun : renforcer la place de la RDC dans la gouvernance mondiale des télécommunications .

La candidature de la République démocratique du Congo (RDC) au Conseil de l'Union internationale des télécommunications (UIT) s'inscrit dans une dynamique de positionnement international du pays sur les grands enjeux du numérique. À Genève, du 14 au 16 octobre 2026, une délégation congolaise conduite par le ministre des Postes et Télécommunications, SEM José Mpanda Kabangu, a multiplié les échanges avec plusieurs partenaires internationaux afin de mobiliser des soutiens à cette candidature, portée au titre de la Région D (Afrique), pour la période 2027-2030.

Les rencontres bilatérales avec plusieurs pays, les échanges avec le Groupe des Ambassadeurs francophones et la rencontre avec la Direction générale de l'UIT ont constitué les principaux temps forts de cette séquence.

Au-delà de l'échéance électorale, cette mobilisation traduit la volonté des autorités congolaises de faire davantage entendre la voix du pays dans les instances où se dessinent les orientations stratégiques des télécommunications et du numérique.

*Une ambition nationale inscrite dans la vision de transformation du pays.

Sous la conduite du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la transformation numérique constitue un enjeu majeur pour le développement de la RDC, la modernisation des services, l'inclusion des populations et le renforcement de la compétitivité nationale.

Dans cette perspective, la candidature au Conseil de l'UIT représente une démarche visant à faire progresser la participation de la RDC aux réflexions internationales sur l'avenir des télécommunications, le développement des infrastructures numériques et la réduction de la fracture numérique.

Le Gouvernement congolais entend ainsi inscrire les priorités nationales dans les discussions internationales, tout en contribuant aux efforts collectifs en faveur d'une connectivité plus accessible, plus sûre et mieux adaptée aux besoins des populations.

Cette ambition trouve un écho particulier dans les réalités du pays : un vaste territoire, neuf pays voisins et des besoins considérables en matière de couverture et d'interconnexion. La position géographique de la RDC lui confère un potentiel important dans le développement des liaisons entre l'Afrique centrale, l'Afrique australe et l'Afrique de l'Est.

Son appartenance à la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), à la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et à la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) constituent également un cadre de coopération pour promouvoir une meilleure intégration numérique régionale.

*L'ARPTC, un acteur clé de la mobilisation sectorielle*

Dans cette dynamique, l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) apporte sa contribution en tant qu'institution chargée de la régulation du secteur. Sa participation à la tournée européenne traduit l'importance de l'expertise réglementaire et de la coopération entre autorités de régulation dans la promotion des intérêts du pays à l'échelle internationale.

Au-delà de sa présence dans les échanges diplomatiques, l'ARPTC contribue à porter les enjeux du marché congolais, à promouvoir le dialogue avec ses homologues et à mettre en perspective les défis auxquels le pays est confronté dans le développement de ses infrastructures et de ses services de télécommunications.

Cette mobilisation permet également de souligner le rôle que peut jouer la coopération réglementaire dans l'harmonisation des pratiques, la gestion du spectre des fréquences, l'interconnexion transfrontalière et l'accompagnement des innovations technologiques.

Pour l'ARPTC, l'enjeu consiste à inscrire les priorités du secteur congolais dans les échanges internationaux et à contribuer à une gouvernance des télécommunications qui tient compte des réalités et des ambitions du continent africain.

*Des priorités centrées sur la connectivité et l'intégration africaine*

La RDC entend notamment défendre le développement et la résilience des infrastructures, l'extension de la connectivité universelle, la réduction de la fracture numérique et le renforcement de l'interconnexion transfrontalière.

La gestion efficace et harmonisée du spectre des fréquences, le déploiement des réseaux fixes, mobiles et satellites à haut débit, ainsi que la promotion d'une connectivité inclusive, sûre et accessible figurent également parmi les priorités mises en avant.

À travers ces orientations, le pays souhaite contribuer aux réflexions internationales sur les conditions d'un développement numérique plus équilibré, tout en renforçant la représentation de l'Afrique centrale dans les instances de gouvernance mondiale du secteur.

*Un marché en croissance, des défis à relever*

La candidature congolaise s'appuie sur un secteur des télécommunications en évolution. Selon les données sectorielles communiquées pour 2025, la RDC comptait près de 73,9 millions d'abonnements actifs à la téléphonie mobile, en hausse de 15,6 %, et environ 37 millions d'abonnements à l'Internet mobile, soit une progression de 12,3 %.

Sur le plan des infrastructures, le réseau de fibre optique de type BBN serait passé de 11 382 à 19 762 kilomètres, soit une progression de 73,63 %. Le chiffre d'affaires mondial du secteur aurait, quant à lui, atteint 2,39 milliards de dollars américains, en hausse de 14,6 %.

Ces évolutions illustrent le poids croissant du secteur dans l'économie nationale. Elles mettent également en évidence l'ampleur des efforts qui restent nécessaires pour étendre la couverture du territoire, améliorer l'accessibilité des services et réduire les inégalités d'accès au numérique.

Le développement des infrastructures et l'amélioration de la connectivité demeurent ainsi des enjeux essentiels pour transformer le potentiel du marché en bénéfices concrets pour les populations et les entreprises.

*« Connecter l'Afrique depuis son cœur » : une ambition qui dépasse les frontières*

La campagne de la RDC au Conseil de l'UIT s'articule autour d'une ambition qui dépasse la seule échéance électorale : contribuer aux décisions internationales qui façonneront l'avenir des télécommunications et du numérique.

Pour le Gouvernement congolais, cette démarche constitue une occasion de renforcer la présence du pays dans les espaces de concertation internationaux. Pour l'ARPTC, elle représente un cadre de mobilisation de l'expertise sectorielle, de coopération avec les régulateurs et de promotion des priorités numériques nationales.

Le contrôle prévu en novembre 2026 à Doha constituera une échéance importante pour cette démarche. D'ici là, la mobilisation diplomatique et institutionnelle se poursuit autour du message porté par la RDC : *« Connecter l'Afrique depuis son cœur »*, avec l'ambition de contribuer à une Afrique mieux connectée, plus intégrée et davantage représentée dans la gouvernance mondiale des télécommunications.

Rédaction de New narratif 

newnarratifrdc Créé en 2023, New Narratif RDC est un média en ligne de l'Ets. Groupe New NARRATIF RDC. Dans son traitement d’informations, New NARRATIF RDC accorde l’importance à l’image positive de la République démocratique du Congo et de ses institutions en vue de pérenniser le «CHANGEMENT DE NARRATIF »