Ituri : Plus de 400 ex-combattants prêts pour la réinsertion socio-économique
Une étape décisive vers la stabilité en Ituri a été franchie. Lors d’un entretien téléphonique ce jeudi 16 avril 2026, le coordonnateur provincial ad intérim du P-DDRCS, Flory Kitoko, a annoncé que 426 ex-combattants voient désormais leur situation administrative régularisée. Ce processus leur ouvre officiellement l’accès aux projets de réinsertion socio-économique financés par les partenaires du gouvernement congolais.
Cette régularisation fait suite à une opération de démobilisation rigoureuse visant l'obtention de cartes de civils. « Ces bénéficiaires sont désormais prêts à réintégrer la vie sociale », a affirmé Flory Kitoko.
Le processus a été rendu possible grâce au désarmement préalable effectué par le secteur opérationnel, soutenu par d'intenses campagnes de sensibilisation, notamment portées par le député national Uyewa.
Les opérations d'identification se sont déployées sur plusieurs fronts, couvrant les territoires de Djugu, Mambasa, Irumu et Mahagi, ainsi que la ville de Bunia. Le coordonnateur du P-DDRCS a salué cette réussite, l'attribuant à la synergie entre les autorités et aux appels incessants du gouverneur militaire, le lieutenant général Johnny Luboya N’kashama, exhortant les groupes armés à déposer les armes.
Sur le plan technique, les chiffres consolidés entre le 2 et le 9 avril 2026 révèlent une dynamique encourageante. Les enregistrements biométriques font état de 237 nouveaux enrôlés et de plusieurs vagues successives de combattants issus de différents sites, portant l'effectif global à plus de quatre cents futurs bénéficiaires des programmes de stabilisation.
Le détail par zone montre une répartition géographique stratégique : le site de Pluto arrive en tête avec 109 nouveaux enregistrés, suivi de zones clés comme Balingina (60), Lopa (29), Tsere (21) et Kilo (18). Cette cartographie précise témoigne de l'étendue du ratissage administratif mené conjointement par les équipes nationales et provinciales du P-DDRCS, sous la supervision de la 32e région militaire.
Cette avancée majeure, fruit de quatorze jours de travail intensif sur le terrain, marque un tournant pour la province de l’Ituri, meurtrie par les conflits depuis 2017. Elle ouvre la voie à une mise en œuvre concrète des programmes de développement, offrant une alternative durable aux armes pour ces centaines de citoyens en quête de réintégration.
Misenge
