Révision Constitutionnelle : Une pétition de 100 000 signatures déposée à l'Assemblée nationale
Une initiative citoyenne d'envergure s'apprête à bousculer l'agenda politique à Kinshasa. Une organisation de jeunes venus du Nord-Kivu et du Sud-Kivu prévoit de déposer, ce mardi 7 avril 2026, une pétition de 100 000 signatures à l’Assemblée nationale et au Sénat. Ce document, porté par les populations des provinces les plus meurtries par l'insécurité, exige formellement une révision de la Constitution afin de permettre au Président Félix Tshisekedi de poursuivre son action à la tête du pays.
Pour les pétitionnaires, arrivés de Goma et de Bukavu depuis samedi dernier, cette démarche est dictée par l'urgence sécuritaire. Pascal Abba, chef de la délégation, justifie cette mobilisation par la nécessité d'offrir au chef de l'État le temps nécessaire pour « mettre un terme final » à une agression qui dure depuis trois décennies. Selon lui, le pays a désormais l'opportunité historique de vaincre la coalition qu'il attribue au Rwanda et à l'ancien régime, estimant que le président actuel est désormais « à deux doigts » de la victoire.
L'argument principal avancé par cette organisation repose sur la continuité de l'effort de guerre. Les signataires estiment que la révision constitutionnelle est l'outil indispensable pour permettre à Félix Tshisekedi de parachever la restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national. Pour ces jeunes leaders, le cadre légal actuel doit s'adapter à la réalité du terrain afin de ne pas briser l'élan militaire et diplomatique en cours dans la partie orientale du pays.
La délégation souligne que cette modification constitutionnelle vise spécifiquement à renforcer la « guerre diplomatique » entamée par la présidence pour contrecarrer les plans de déstabilisation régionaux. En déposant ces 100 000 signatures au Parlement, les pétitionnaires entendent transformer leur cri de détresse en un acte politique concret, plaçant ainsi les élus devant leurs responsabilités face à la crise sécuritaire de l'Est.
Rédaction
