« Soutenir Tshisekedi n’est pas du tribalisme, c’est reconnaître l’action pour le Kasaï», un analyste congolais aux accusateurs
Jean Claude Tshitenge analyste économique congolais dénonce l’idée selon laquelle les Lubas soutiendraient Félix Tshisekedi uniquement par tribalisme. Selon lui, qualifier ainsi leur appui relève de la méchanceté, tout comme leur demander de ne pas soutenir un président qui œuvre pour leur région.
Cet acteur reconnaît que certains Congolais ne partagent pas ce soutien, mais invite à comprendre la position des Lubas. Il rappelle que Joseph Kabila a quitté le pouvoir en laissant le Grand Kasaï sans routes d’interconnexion provinciale, sans électricité et avec des infrastructures urbaines vétustes datant de l’époque coloniale.
Pour lui, cette situation a entraîné l’absence d’entreprises et d’industries, un chômage massif et l’exode de nombreux jeunes vers le Katanga et Kinshasa.
«Le Kasaï était isolé, le ciment y coûtait cher et construire relevait du défi.Avec l’arrivée de Félix Tshisekedi, des routes d’interconnexion provinciale ont commencé à être construites pour désenclaver la région», a-t-il ajouté.
Les travaux, bien qu’encore en cours, avancent. Des routes urbaines sont également réalisées à Kananga et Mbuji-Mayi. Deux grandes universités aux standards internationaux ont vu le jour, et le barrage hydroélectrique de Katende est en chantier, malgré la lenteur des travaux.
Pour Tshitenge, le développement du Grand Kasaï reposait sur deux piliers : l’électricité et les routes interprovinciales. Ces besoins n’ont trouvé de réponse qu’avec Tshisekedi.
Ainsi, soutenir un président qui investit dans sa région n’est pas un acte tribal, mais une reconnaissance de son action. Il souligne que les Kasaïens, souvent invités à « rentrer chez eux pour construire », ne pouvaient rien bâtir sans électricité. Aujourd’hui qu’ils voient des projets concrets, leur soutien est logique.
Demander de rejeter celui qui leur offre enfin une chance de développement est incompréhensible. « Tozala pe batu (soyons quand-même humain », conclut-il, appelant à la compréhension et à l’humanité.
Gustave Mawete, stagiaire
