Ebola en Ituri : les zones d’ombre de la riposte à Mongwalu 

20 Mai 2026 - 08:07
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Ebola en Ituri : les zones d’ombre de la riposte à Mongwalu 

L’épidémie d’Ebola commence à peser concrètement sur la commune minière de Mongwalu, encore dramatiquement mal équipée pour la riposte. Alors que le virus gagne du terrain, l’hôpital général de référence se trouve déjà sous forte pression et le centre de traitement Ebola (CTE), pourtant indispensable pour isoler les malades, n’est toujours pas construit.

Face à l’urgence, les organisations humanitaires tentent de s'organiser, mais se heurtent à un enclavement critique. Si Médecins Sans Frontières (MSF) est déjà déployé sur place, le Programme alimentaire mondial (PAM) et la Croix-Rouge commencent à peine à arriver. Leurs opérations sont lourdement freinées par des voies d'accès impraticables : l’aérodrome local n’est toujours pas opérationnel et le pont menant vers Nizi, effondré depuis novembre 2025, n’a jamais été réellement reconstruit.

Devant l'inertie des infrastructures officielles, la solidarité communautaire s'organise pour freiner la contagion. Dans les marchés, les écoles et à l'entrée des boutiques, les habitants installent eux-mêmes des dispositifs de lavage des mains artisanaux. Longtemps réticente et marquée par des rumeurs de « maladie mystique », la population locale commence désormais à prendre la réalité d’Ebola au sérieux.

Pourtant, le défi sanitaire reste immense dans cette cité caractérisée par une intense mobilité humaine. Malgré la menace épidémique, les marchés restent bondés, les écoles demeurent ouvertes et les activités minières continuent de tourner à plein régime, maintenant un flux permanent de déplacements qui complique un peu plus le contrôle de la transmission.


Misenge

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