EBOLA en RDC : la situation dans l’Est demeure préoccupante
L’épidémie en cours dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de mobiliser intensément les autorités sanitaires. À ce jour, le bilan fait état de 1 759 cas confirmés et 600 décès dans les trois provinces touchées, portant le taux de létalité à 34,1 %. Malgré ces chiffres alarmants, l'efficacité des traitements progresse : 750 patients ont déjà été guéris.
Actuellement, 285 malades restent pris en charge dans des centres d'isolement, tandis que les équipes de riposte assurent le suivi de 80 % des personnes contacts pour tenter de briser durablement la chaîne de transmission.
L'épicentre de la crise demeure l'Ituri, où 25 zones de santé sont activement touchées par le virus. Dans le Nord-Kivu, la situation exige une surveillance stricte, particulièrement dans 11 zones sensibles incluant Beni, Butembo, Goma et Oicha. À l'inverse, le Sud-Kivu affiche une situation plus stable, avec une seule zone concernée (Miti-Murhesa) et aucun nouveau cas enregistré depuis le 26 mai 2026, malgré un bilan initial de 3 cas et un décès.
Un signal préoccupant est apparu à Kisangani, dans la province de la Tshopo, où deux cas confirmés ont été détectés. Si l'un de ces patients présente un lien direct avec la zone de santé de Nia-Nia en Ituri, la situation impose une vigilance accrue.
Les autorités sanitaires ont immédiatement déployé des mesures de riposte renforcées pour circonscrire cette extension géographique, bien que, sur le plan officiel, le nombre de provinces touchées par l'épidémie reste pour l'instant fixé à trois.
La prise en charge médicale commence à porter ses fruits sur le terrain. Cinq patients ont récemment quitté les centres de traitement en Ituri notamment ceux de SOTA, Rwampara, Mongbwalu et Nyakunde, après avoir été déclarés guéris suite à des tests de contrôle négatifs.
Ces résultats encourageants démontrent la capacité du dispositif de riposte à sauver des vies, tout en soulignant l'importance cruciale de la poursuite des efforts de détection et de soins pour endiguer la progression du virus.
Guy Mafuta
