FARDC : Le miraculé de la RN1 vers Kenge n'était qu'un escroc en cavale
L’affaire de la vidéo virale mettant en scène un homme prétendument traqué et laissé pour mort par des militaires sur l’axe Kinshasa-Kikwit vient de connaître un rebondissement spectaculaire. Ce qui semblait être une exécution sommaire se révèle, après enquête, être une mise en scène macabre orchestrée par un habitile manipulateur.
Dans une séquence largement partagée sur les réseaux sociaux depuis 48 heures, l’individu affirmait avoir été agressé à l’arme blanche puis atteint d’une balle au thorax par des éléments des FARDC. Selon ses dires, cette attaque ferait suite à son refus de céder à une tentative de racket près de l'entrée de Kenge.
Face à la gravité de ces allégations, le commandement de la 11e région militaire a immédiatement pris l'affaire au sérieux. Le commandant du 11022e bataillon et les services de renseignement ont été mobilisés pour une opération de recherche d'envergure sur la Route Nationale n°1 afin de secourir la victime.
Pourtant, après 24 heures de battues intensives et de recoupements sur le terrain, le constat est sans appel : aucun incident de cette nature n'a été répertorié. Aucune trace de sang, aucun témoin oculaire, ni aucune douille n’ont été retrouvés dans le secteur désigné par le prétendu rescapé.
L’analyse technique de la vidéo par les services spécialisés a rapidement mis en lumière des incohérences flagrantes. Les experts militaires concluent désormais à une pure fiction, démentant formellement la véracité des faits présentés par cet homme dont le cœur aurait été "transpercé" par une balle.
Le véritable profil de la "victime" a fini par émerger des investigations menées à Tshikapa. L'homme est en réalité un escroc réputé qui se faisait passer pour un émissaire de la Présidence de la République afin de dépouiller les commerçants de leurs stocks de maïs et de leurs économies.
Acculé par d'innombrables dettes et des promesses de bénéfices mirobolants non tenues, l'individu aurait inventé cette agression militaire pour simuler sa propre mort. Ce scénario hollywoodien devait lui permettre de disparaître définitivement des radars de ses créanciers et de la justice.
La thèse de la préméditation est renforcée par la fuite simultanée de son épouse. Celle-ci a quitté le domicile familial à Tshikapa, emportant avec elle enfants et biens mobiliers, au moment précis où la vidéo commençait à enflammer la toile, confirmant une exfiltration organisée.
Indignées par cette tentative de manipulation visant à ternir l’image de l’armée, les FARDC appellent désormais la population à la plus grande vigilance. Toute personne pouvant aider à localiser ce fugitif est priée de contacter les autorités au +243 974 466 945 pour mettre fin à sa cavale.
Misenge
