Justice : Le Dr David Balanganay condamné à 2 mois de prison avec sursis pour coups et blessures
L’affaire qui tenait en haleine le secteur médical et l’opinion publique a connu son dénouement ce vendredi 3 avril 2026. Le Tribunal de Grande Instance de Kinkole a rendu son verdict dans le procès opposant le ministère public et Mme Dorcas Moya au docteur David Balanganay. Le prévenu a été condamné à une peine de deux mois de servitude pénale avec sursis pour l'infraction de coups et blessures simples, une sentence qui clôt des semaines de débats judiciaires intenses.
Dans sa motivation, le tribunal a opéré un tri majeur parmi les griefs qui pesaient sur le médecin. Le président de la chambre a déclaré non établies, tant en fait qu'en droit, les accusations de torture ainsi que celle d'enregistrement illégal d'images. Le docteur Balanganay a donc été acquitté pour ces chefs d'accusation spécifiques, le juge estimant que les preuves fournies n'étaient pas suffisantes pour caractériser ces crimes graves.
Si les charges criminelles ont été écartées, la justice n'a cependant pas blanchi totalement le praticien. En retenant la qualification de coups et blessures simples, le tribunal sanctionne l'atteinte à l'intégrité physique de la victime, Mme Dorcas Moya. Le régime du sursis assorti à ses deux mois de prison permet au médecin d'éviter l'incarcération immédiate, tout en restant sous la menace d'une exécution de la peine en cas de récidive.
Cette décision de justice met un terme définitif aux poursuites contre David Balanganay dans le cadre de ce dossier. En statuant publiquement et contradictoirement, le tribunal de Kinkole a voulu marquer un équilibre entre la sanction des violences physiques avérées et le rejet des accusations jugées infondées. Une sentence qui permet désormais au médecin de retrouver sa liberté de mouvement, bien que marquée par cette condamnation sur son casier judiciaire.
Misenge Guyvenant
