Le ministère de l'ESURSI en mode pilote automatique: Marie-Thérèse Sombo tue doublement le Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba
Certaines nomminations opérées en 2025 par la Ministre de l'Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo, des personnes non contrôlées à la tête des établissements Universitaires sont interprétées comme une trahison dans l'entourage du pouvoir.
D'après les sources proches des instances du Parti présidentiel, l'actuelle Ministre de l'ESURSI, bien que membre de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) n'a pas respecté les directives du gouvernement congolais et certains de ses actes ne cadrent pas avec la vision du Président de la République.
Les souces proches de son cabinet affirment certaines nominations opérées par la ministre Marie-Thérèse n'ont pas obtenues le quitus du Conseil des ministres. Des nomminations qu'un haut cadre du pouvoir juge clientélistes et népotistes, signées de manière clandestine.
De ce fait, des indiscrétions laissent entendre que de manière tendue, le Chef de l'État, Félix -Antoinne Tshisekedi lui aurait adressé des sérieux reproches.
Parmi les décisions de la Ministre qui fâchent, il y a la suspension, du 26 novembre 2025, des membres de la direction générale du Fonds National de la Recherche Scientifique et de l'Innovation Technologique (FNRSIT), un établissement public du pays, en violation des consignes arrêtées au Conseil des ministres. Une suspension jugée illégale par les concernés.
Pas plus tard, en décembre de la même année, Marie-Thérèse Sombo a pris un arrêté, nommant un nouveau Comité de gestion, jugé déséquilibré, à l'Université des Sciences de l'Information et de la Communication (UNISIC), avec sa tête, son amie et membre de son cabinet, la Professeure Bayedila. Une fois installé, la nouvelle équipe s'en est pris à la réforme ayant mis en place les 5 facultés tel que recommandé par le Conseil d'Administration des Universités (CAU) pour que l'IFASIC devienne une Université viable.
Pour justifier ce recul, l'actuelle Rectrice et ses partenaires, qui étaient membres de la commission chargée de la mise en place de la maquette de ladite reforme, avancent une raison selon laquelle, ils auraient travaillé sous contraintes de la part du Professeur Tonny Kanyinda, ancien Directeur de cabinet du recteur honoraire Jean-Richard Kambayi Bwatsha. Un argument rejeté par le Professeur François-Xavier BUDIM’BANI, qui fut président de la commission.
Quels jours le nouveau Comité de gestion signe plusieurs scandales, notamment la supression de tous les départements. Pas pour longtemps, la nouvelle Rectrice prend une série des décisions, retirant les actes d'engagement de 237 agents, sur base des arguments, jugés fallacieux par les victimes, dont la plupart sont traitées comme militants de l'UDPS/Tshisekedi que le Secrétaire général de l'UDPS aurait recommandés l'ancien recteur Jean-Richard Kambayi Bwatsha pour être nommés au nom de la Communauté kasaïenne. Pourtant les incriminés, ont été pour la plupart formés dans cet établissement universitaire. Selon les concernés, quelques membres du cabinet de l'actuelle Rectrice auraient tenu même des propos injurieux à l'endroit du Président ai de l'UDPS/Tshisekedi. D'après toujours les victimes, un membre du cabinet de la Rectrice s'est permis d'envoyer un message à l'une d'elles où il compare avec dédain le Président de la République avec la nouvelle Rectrice nommée par la Ministre de l'UDPS.
Ces agissements ne cessent de susciter des vives tensions et tollé général au sein de la communauté universitaire. Les victimes promettent une riposte administrative afin d'affronter ce qu'elles qualifient un règlement de compte.
Comprendre comment la Marie-Thérèse Sombo le ministère de l'ESURSI
C'est au sein de son cabinet que les mécontentements et la remise en cause de compétences managériales accroissent. Beaucoup sont ceux qui constatent des ordres de mission sans signature, réformes ignorées et une ministre fantôme.
Selon eux, depuis l'arrivée de Marie Thérèse Sombo, le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) semble avoir troqué la rigueur académique contre une licence d’improvisation totale.
Avec Marie Thérèse Sombo, que se passe-t-il au ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) en République démocratique du Congo (RDC) ?
« À force d’observer ce grand temple du savoir tourner en rond, on se demande si la science ne s’est pas fait la malle en même temps que la ministre», estime une source proche du cabinet.
La même source confirme que les documents officiels attendent désespérément une signature, les ordres de mission pour les agents en contrainte sanitaire prennent la poussière, et les circulaires censées éclairer les décisions dorment dans un tiroir imaginaire. « L’administration de l’ESU ressemble de plus en plus à un amphithéâtre abandonné : les tables sont là, mais le professeur toujours absente », ajoute-t-elle.
Selon plusieurs sources internes, le poste de ministre serait de facto vacant. Il passe de moment où plus personne n’a aperçu la cheffe du ministère dans son bureau. Parfois trois mois d’absence, sans communiqué, sans explication, sans même un mot d’excuse à la nation. Le navire de l’ESU vogue donc sans capitaine, porté par les vents du hasard et les courants politiques», analyse les mêmes sources.
Les étudiants attendent des diplômes, les professeurs attendent des circulaires, et le peuple attend… que quelqu’un se réveille. L'année dernière, c'est le ministère qui était censé fiancer l'octroi des cartes aux étudiants, mais cela n'a pas été fait. Pourtant, un montant a été prélevé sur le frais académique de chaque étudiant pour pouvoir financer ce processus. Une question mérite d'être posée, où serait parti cet argent ?
Pour certains cadres de l'UDPS, la légèreté avec laquelle la Ministre Marie-Thérèse Sombo gère son secteur et les nomminations des personnes non contrôlées à la tête de certains établissements universitaires, ayant osé insulter la mémoire collective de l'UDPS/Tshisekedi, sont perçues comme une double mort donnée au père fondateur, le Docteur Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
Lutonga wa Mudiyala
