Les États-Unis : sanctionnent officiellement l’armée rwandaise (RDF)
Ce lundi 02 mars 2026 Washington hausse le ton dans le dossier sécuritaire de l’Est de la République démocratique du Congo. Le Département du Trésor américain, à travers son Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), a annoncé de nouvelles sanctions visant quatre hauts responsables rwandais ainsi que l’ensemble des Forces de défense rwandaises (RDF).
Ces entités et personnalités sont désormais inscrites sur la liste des ressortissants spécialement désignés (SDN), ce qui entraîne le gel de leurs avoirs aux États-Unis et l’interdiction pour les citoyens et entreprises américaines d’effectuer des transactions avec elles.
Les personnes sanctionnées sont :
- Stanislas Gashugi;
- Ruki Karusisi;
- Mubarakh Muganga (également connu sous le nom de « MK Mubarkh »);
- Vincent Nyakarundi.
Tous sont basés à Kigali et accusés par Washington de contribuer à l’instabilité persistante dans l’Est de la RDC.
Au-delà des individus, les Rwanda Defence Force (RDF) dans leur ensemble sont désormais sanctionnées. Une décision lourde de conséquences diplomatiques et économiques.
Selon les autorités américaines, Kigali continuerait d’apporter un soutien au mouvement rebelle AFC/M23, actif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, en dépit des appels répétés de la communauté internationale au retrait des troupes rwandaises et à la désescalade.
Dans le même temps, l’OFAC a publié une licence générale la « General License 1 » autorisant une période dite de wind down. Concrètement, cela permet aux entreprises ou partenaires concernés de mettre fin de manière ordonnée aux transactions en cours impliquant les RDF, dans un délai strictement encadré.
Il ne s’agit donc pas d’un allègement des sanctions, mais d’un mécanisme technique destiné à éviter un arrêt brutal et désorganisé des engagements contractuels existants.
Christian Mutombo
