Ruwenzori : la SOCICO dénonce des tracasseries militaires dans le groupement Bolema
La Société civile du Congo (SOCICO) a alerté ce 2 mars 2026 sur la recrudescence des cas de tracasseries signalés dans le groupement Bolema, au sein du secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni. Les griefs portent spécifiquement sur les villages de Kabalwa et Mulwa, où des habitants subissent des pressions récurrentes. Ces abus de pouvoir, attribués à certains éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ternissent le climat sécuritaire local.
Le coordonnateur de la SOCICO dans la zone, M. Kasereka Kalungo Mambo, pointe du doigt l'imposition illégale de travaux communautaires forcés par des militaires. Il rappelle avec fermeté que l'organisation de telles activités relève exclusivement de la compétence des autorités civiles, notamment des chefs de villages. Cette substitution de rôle par des porteurs d'uniforme est qualifiée de maltraitance caractérisée à l'égard de la population civile.
Face à cette situation, l'organisation citoyenne interpelle les autorités gouvernementales et la hiérarchie militaire du secteur de Ruwenzori. L'urgence d'une intervention est soulignée pour mettre fin à ces agissements qui décrédibilisent l'action de l'État dans cette partie du Nord-Kivu. Des mesures disciplinaires sont attendues pour protéger les administrés de Kabalwa et Mulwa contre toute forme d'extorsion ou de travail forcé.
En conclusion, la société civile met en garde contre l'effritement du "mariage civilo-militaire", pourtant essentiel dans la lutte contre les groupes armés. La persistance de ces tracasseries risque de rompre le lien de confiance entre les citoyens et leur armée, fragilisant ainsi la stabilité de la région. Le rétablissement d'une discipline rigoureuse est présenté comme le seul gage d'un retour à une cohabitation harmonieuse dans le territoire de Beni.
Juvenal Bulemo
