Sit-in du 12 juin : l'UDPS invite Human Rights Watch à remettre ses éléments à la justice congolaise
L'UDPS/Tshisekedi contre-attaque après la publication, le 9 juillet, d'un rapport de Human Rights Watch mettant en cause sept présumés membres de la Force du Progrès dans les violences survenues lors du sit-in de l'opposition du 12 juin.
Dans un communiqué signé par son président ad intérim, Augustin Kabuya Tshilumba, et transmis à notre rédaction ce lundi 13 juillet, le parti présidentiel rejette ces accusations, assurant n'avoir jamais donné de consignes visant à perturber cette manifestation.
Estimant que le rapport de l'organisation de défense des droits humains présente une analyse incomplète, l'UDPS reproche à Human Rights Watch de ne pas avoir recueilli sa version des faits avant de rendre publiques ses conclusions.
Le parti considère que cette démarche ne respecte pas le principe du contradictoire et soutient que toute responsabilité doit être établie sur la base d'une enquête impartiale et de preuves vérifiables.
Rappelant qu'une plainte déposée le 22 juin est déjà examinée par le Parquet général près la Cour de cassation, l'UDPS appelle Human Rights Watch à transmettre aux autorités judiciaires les éléments d'identification des sept personnes citées dans son rapport.
Le parti prévient par ailleurs qu'il se réserve le droit d'engager des actions en justice en cas d'allégations qu'il jugerait diffamatoires, tout en réaffirmant son attachement au respect des procédures judiciaires.
Christian Mutombo
