Accord RDC - Rwanda : Quand Washington rappelle l’entrevue de l’Outeniqua (Tribune de Mingiedi Mbala)
La rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, tenue le 4 décembre 2025 à Washington sous l'égide du président américain Donald Trump, a rappelé à beaucoup l'entrevue historique de l'Outeniqua en 1997. L'auteur, Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé, y voit une ressemblance troublante avec la rencontre entre Mobutu Sese Seko et Laurent-Désiré Kabila, qui s'était déroulée sur un navire de guerre sud-africain. Cependant, ce qui retient avant tout l'attention de l'auteur est la déclaration du président Trump, initiateur de ce nouvel accord : « Ce sera un grand miracle. Vous allez voir les choses évoluer rapidement. Beaucoup pensaient cela impossible. » Pour Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé, cette déclaration est fondamentale, car, selon lui, « le miracle n’appartient qu’à Dieu, le Créateur. Nul homme, fût-il président, n’en possède la clé. »
*Responsabilité historique des États-Unis*
L'analyste insiste sur l'impossibilité de saisir la situation actuelle sans évoquer la responsabilité historique américaine dans le déclenchement de la guerre qui ravage l'Est du Congo depuis trois décennies. S'appuyant sur de nombreux travaux et rapports, il affirme que « le déclenchement du conflit de 1996 s’est fait avec l’aval, le soutien ou la complaisance stratégique de l’administration Clinton. » Il rappelle que Washington avait alors soutenu Kigali et Kampala, et que la chute du Zaïre avait été perçue comme une « opportunité stratégique ». L'auteur estime qu'il est « un constat historique que la guerre de plus de 30 ans qui détruit l’Est du Congo a commencé avec l’aval des États-Unis, précisément sous Bill Clinton. » Cette vérité aurait été implicitement reconnue par Donald Trump lui-même lorsqu'il a déclaré à Washington : « Aujourd’hui, nous réussissons là où tant d’autres ont échoué. »
Trump, selon l'auteur, ne parle pas seulement du présent, mais « reconnaît implicitement que ses prédécesseurs, et en particulier l’ère Clinton, ont échoué, voire participé au chaos dont notre pays paie encore le prix. »
*Géospiritualité et l’envoyé de la
paix*
Ce thème du miracle est étayé par l'arrivée à Kinshasa de Paula White-Cain, conseillère spirituelle de Donald Trump, venue annoncer une prophétie. Lors de sa visite le 8 novembre 2025, elle aurait déclaré que Dieu accorderait « un miracle pour la RDC dans 52 jours », ce qui ferait cesser les hostilités d'ici le 29 décembre 2025. Mingiedi Mbala N’zeteke Charlie Jephthé interprète ce « miracle » non pas comme un simple événement surnaturel, mais comme un concept lié à la géospiritualité. Pour lui, le miracle « symbolise l’envoyé divin, l’accomplissement de Schilo et Melchisédek, celui que Dieu place au centre de l’Histoire pour porter la paix et incarner la justice. »
En conclusion, l'auteur affirme que cet accord de Washington ne s'appliquera que « par le miracle, donc par l’envoyé de Dieu, porteur de la paix véritable, et non par un simple humain, président soit-il. » Il met en lumière une « signature du Créateur » sur l’Histoire du Congo, citant également une révélation attribuée à des filles juives à Donald Trump, selon laquelle « le jardin d’Éden se trouve en RDC ». Finalement, à l'image de Philippe répondant à Nathanaël dans les Écritures, l'activiste et notable de Madimba lance : « Peut-il venir de Washington quelque chose de bon ? Oui. Venez, et voyez le miracle de Dieu que tous les peuples du monde attendent. »
Juvenal Bulemo
