ARPTC : Christian KATENDE ARBITRE OU COMPLICE MOUILLÉ JUSQU’AU COU ?

1 Février 2026 - 18:19
1 Février 2026 - 18:20
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ARPTC : Christian KATENDE ARBITRE OU COMPLICE MOUILLÉ JUSQU’AU COU ?
Photo de tiers

Entre une connexion devenue fantôme et un régulateur aux abonnés absents, le scandale CanalBox vire au braquage à ciel ouvert. Pendant que des milliers de Kinois sont spoliés par des réseaux d’escroquerie interne, Christian Katende et l’ARPTC se murent dans un silence complice, s’abritant derrière des alibis techniques qui ne convainquent plus personne. Enquête sur un naufrage numérique où l’arbitre semble avoir définitivement choisi le camp des prédateurs.

LE NAUFRAGE CANALBOX

Autrefois présenté comme le messie du haut débit en RDC, CanalBox est aujourd'hui au cœur d'un scandale sans précédent. Selon nos enquêtes de terrain, le constat est sans appel : 9 abonnés sur 10 regrettent amèrement leur confiance. Depuis des mois, le quotidien des clients est rythmé par des coupures intempestives.

Le service client, censé être un recours, est devenu une source d'extorsion supplémentaire. Pour espérer parler à un conseiller, il faut sacrifier 5 dollars d’unités et patienter 15 minutes pendant que le crédit s'envole. Pire, l’entreprise semble gangrénée par un manque total de coordination interne.

Des agents commerciaux et techniciens peu scrupuleux vendent des modems "fantômes" : des familles paient l'installation, honorent leurs factures, mais attendent une connexion depuis six mois, voire un an, sans aucun recours.

L’ALIBI DU RÉGULATEUR

C’est ici que le bât blesse. Alors que le mécontentement gronde, le DG de l'ARPTC, Christian Katende Mukinayi, a publié un communiqué ce 14 janvier 2026 invoquant une "panne technique générale" sur le câble sous-marin WACS.

Monsieur le DG, cet argument ne passe plus ! La RDC est raccordée au câble 2Africa depuis décembre 2025 et dispose de liaisons terrestres via l’Ouganda. Invoquer la fatalité technique pour couvrir le mépris souverain d'un opérateur envers ses abonnés est une insulte à l'intelligence des Congolais.

Le rôle de l'ARPTC n'est pas de servir d'avocat aux opérateurs défaillants, mais de protéger le consommateur. En restant passif devant ces "réseaux d'aventuriers" qui spolient la population, le régulateur s’expose à une accusation grave : celle de complicité tacite.

L’HEURE DES SANCTIONS

Le Chef de l'État, Félix Tshisekedi, a été clair lors du Conseil des ministres du 9 janvier dernier : il exige la fin des dysfonctionnements et n'exclut pas des sanctions. Pourtant, sur le terrain, Christian Katende et son adjointe, Lydie Omanga, semblent hésiter à sortir le carton rouge.

L'ARPTC doit cesser d'être un arbitre "mouillé" qui regarde les citoyens se faire dépouiller sans siffler la fin de la récréation. Les abonnés exigent aujourd'hui des comptes :

- Une enquête formelle sur les pratiques frauduleuses des agents CanalBox ;

- Le remboursement immédiat des jours de connexion non fournis ;

- Des amendes records pour non-respect du cahier des charges.

Le divorce entre les Kinois et CanalBox est consommé. Si l’ARPTC ne réagit pas avec la plus grande fermeté, c’est sa propre crédibilité qui finira au fond de l’océan, avec le câble WACS. Christian Katende, le peuple vous regarde : agissez ou démissionnez.

Rédaction

newnarratifrdc Créé en 2023, New Narratif RDC est un média en ligne de l'Ets. Groupe New NARRATIF RDC. Dans son traitement d’informations, New NARRATIF RDC accorde l’importance à l’image positive de la République démocratique du Congo et de ses institutions en vue de pérenniser le «CHANGEMENT DE NARRATIF »