Drame à Lomera : Plus de 600 habitations réduites en cendres, la piste criminelle évoquée
Un violent incendie a ravagé plus de 600 habitations ce dimanche 2 novembre sur le site minier de Lomera, dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu. Si, par bonheur, aucune perte en vie humaine n'est à déplorer, les dégâts matériels sont absolument considérables, plongeant des centaines de familles dans le désarroi total. Les premiers témoignages recueillis sur place par les autorités locales suggèrent que ce sinistre pourrait bien avoir des motivations criminelles, jetant une ombre inquiétante sur les circonstances du drame.
Ce grave incident survient environ deux mois après la fermeture et l'évacuation du site, ordonnée par le M23. Cette fermeture avait déjà forcé les opérateurs économiques à quitter Lomera, rendant l'ensemble du site minier particulièrement vulnérable aux actes de pillage. Des sources locales avaient d'ailleurs alerté sur la présence récurrente de personnes non identifiées qui, profitant de l'absence des exploitants, dérobaient les sols minéralisés abandonnés. Ce nouvel incendie, dont l'origine semble suspecte, pourrait être lié à ces tensions et tentatives de spoliation.
Le timing de ce drame est particulièrement douloureux pour la région. Il intervient alors que les acteurs de la société civile et du secteur minier local multiplient les plaidoyers pour obtenir la réouverture du site. L'incendie, en détruisant une si grande partie des infrastructures résidentielles, complique davantage le retour éventuel à la normale et l'activité économique. Les autorités sont désormais appelées à mener une enquête rapide et approfondie pour éclaircir l'origine de l'incendie, identifier les responsables et, surtout, sécuriser durablement un site essentiel pour la population du Kabare.
Rédaction
