Sud-Kivu : un drone étranger abattu sur fond d'escalade sécuritaire
La tension est montée d'un cran dans l'Est de la République démocratique du Congo après l'annonce, par les Forces armées de la RDC (FARDC), de la neutralisation d'un drone militaire étranger. Dans un communiqué officiel publié ce dimanche 26 avril 2026, l'armée congolaise a confirmé avoir abattu l'appareil alors qu'il survolait une zone hautement stratégique de la province du Sud-Kivu, marquant une nouvelle étape dans la dégradation du climat sécuritaire régional.
Selon les précisions de l'état-major, ce vecteur aérien de type UAV a été intercepté le 25 avril au "Point Zéro", situé dans les hauts plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi. Les autorités militaires congolaises attribuent formellement l'engin à l'armée rwandaise. Selon les FARDC, le drone effectuait une mission offensive ciblant non seulement des positions militaires, mais également des zones habitées par des populations civiles, constituant ainsi une violation flagrante de l'espace aérien national.
Cette intrusion s'inscrit dans un contexte de recrudescence des hostilités dans plusieurs localités de la zone. Les FARDC dénoncent une escalade persistante et pointent directement la responsabilité de Kigali ainsi que des forces de l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Ce nouvel incident vient alourdir un bilan sécuritaire déjà précaire, caractérisé par des affrontements récurrents qui continuent de déstabiliser la partie orientale du pays malgré les appels répétés à la retenue.
À Kinshasa, la destruction de cet appareil est perçue comme un affront aux récents efforts diplomatiques de désescalade, notamment ceux initiés lors des discussions de Montreux. Tout en réaffirmant leur détermination à défendre l'intégrité territoriale et à assurer la protection des populations civiles, les forces loyalistes ont indiqué rester en état d'alerte maximale face à ce qu'elles qualifient de provocation délibérée de la part des forces rwandaises et de leurs alliés.
Misenge Guyvenant
