9e Sommet CIRGL à Kinshasa : Les Chefs d’État exigent le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais
La République démocratique du Congo (RDC) a accueilli le samedi 15 novembre 2025 à Kinshasa le 9e Sommet Ordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). Deux jours après ces assises majeures, les Ministres de l’Intégration Régionale, Floribert Anzuluni, et de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ont tenu un briefing presse pour éclairer l'opinion publique sur les résolutions adoptées.
La situation sécuritaire alarmante dans l'Est de la RDC a été l'épine dorsale des discussions. Le Ministre Floribert Anzuluni a confirmé qu'une déclaration unanime a été adoptée par tous les pays membres, exigeant sans ambiguïté le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. « Je pense que c'est la aujourd'hui la première fois qu'il est dit clairement que nous avons à faire à un pays qui nous agresse. Mais il y a un soubassement validé par tous les pays », a déclaré M. Anzuluni. Il a souligné que les États présents réaffirment ainsi leur volonté de continuer à soutenir les processus de paix en RDC.
Placée sous le thème « Consolider la paix et la sécurité pour le développement durable dans la région des Grands lacs », cette session visait également à renforcer la coopération économique sous-régionale.
Les Chefs d’État et de gouvernement ont signé une déclaration dont l'un des points clés appelle les pays membres « à la résolution des différends bilatéraux par le dialogue et les mécanismes régionaux existants, en réaffirmant les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, et de non ingérence dans les affaires intérieures d’autres États ». Cet engagement réaffirme les piliers de la diplomatie régionale face aux tensions bilatérales.
Ce 9e Sommet de la CIRGL à Kinshasa est perçu comme une étape diplomatique significative. En désignant clairement l'agresseur, et en s'engageant à travers des mécanismes régionaux, les États membres espèrent poser les bases d'une stabilité durable.
La paix est considérée comme la condition sine qua non pour la concrétisation du développement économique et social mutuellement bénéfique, conformément aux objectifs fixés pour la région des Grands Lacs.
Rédaction
