Kwilu: Les FARDC rejettent les accusations contre le bataillon Cobra Royale
Le commandement des opérations Ngemba a réagi aux accusations portées contre certains éléments du bataillon Cobra Royale, déployés dans le territoire de Mushi. Contrairement aux déclarations faites par le député Bonzeke devant l’Assemblée nationale et relayées dans les médias, l’armée affirme que ses soldats n’ont procédé ni à des arrestations arbitraires ni à des actes de torture contre des civils.
Selon le communiqué de l'État-major , les personnes interpellées sont Memoni Alexis, alias Mobutu, et Mpia Fiston, alias Jeep de Rando. Tous deux sont présentés comme des auteurs présumés de plusieurs actes de banditisme dans la zone. Ils appartiendraient à la famille du député Bonzeke. Leur arrestation s’inscrivait dans le cadre des opérations de sécurisation menées par les forces armées.
Le commandement précise que Micheline Mpiba, ancienne administratrice du territoire de Mushi, est intervenue pour solliciter leur libération, évoquant un arrangement à l’amiable avec les victimes. Les deux suspects ont finalement été relâchés le même jour.
L’armée déplore les accusations portées contre ses éléments « sans preuves » et annonce l’envoi d’une équipe militaire sur place pour documenter les faits et établir les responsabilités. Elle assure que tout militaire ou civil impliqué dans des actes contraires à la loi sera traduit en justice.
Le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Antony Mualushayi, a réaffirmé l’engagement des FARDC à lutter contre l’insécurité dans cette partie du pays et à renforcer la collaboration avec la population civile.
Guy Mafuta
