Abus à Mushie : l’armée dément, mais les témoignages confortent les inquiétudes du député Freddy Bonzeke
Le débat autour de la sécurité dans le territoire de Mushie (province du Maï-Ndombe) prend une tournure nationale. Après l’intervention du député Freddy Bonzeke ILIKI à l’Assemblée nationale, dénonçant des dérives attribuées au bataillon spécial Cobra des FARDC, le commandement des opérations Ngemba a publié un communiqué réfutant les accusations. Mais sur le terrain, les témoignages des habitants donnent raison à l’élu.
Néanmoins, Freddy Bonzeke ILIKI a réitéré son soutien aux efforts du Président Félix Tshisekedi et des FARDC, dans la neutralisation de la milice Mobondo. Il insiste sur la nécessité de soutenir l’Armée républicaine, tout en dénonçant les comportements isolés de certains éléments qui sèment peur et tensions parmi les civils.
Le commandement Ngemba affirme qu’aucune arrestation arbitraire n’a été opérée par le bataillon Cobra Royale, tout en reconnaissant l’interpellation de plusieurs citoyens. Pour le député, le problème ne réside pas seulement dans l’existence des arrestations, mais dans les conditions et méthodes employées, jugées humiliantes et contraires aux lois de la République.
Des preuves et témoignages concordants
Selon le cabinet politique du député, les inquiétudes exprimées par la population ne relèvent ni de rumeurs ni de manipulations politiques. Des vidéos ont été transmises aux autorités et un travail de documentation est en cours. Une marche de dénonciation des abus avait même été organisée à Mushie, traduisant un malaise réel.
Un militaire mis en cause pour abus avait été interpellé par l’auditorat et la force navale, provoquant des tensions après des rumeurs sur l’arrivée d’éléments armés venus exiger sa libération. La force navale avait dû renforcer sa présence pour prévenir tout affrontement.
Une enquête annoncée
Le cabinet du député prend acte de la décision du commandement Ngemba d’envoyer une équipe d’enquête sur le terrain. Freddy Bonzeke ILIKI insiste sur la nécessité d’une investigation impartiale pour établir les responsabilités et sanctionner les éléments indisciplinés.
« La population de Mushie n’est pas opposée aux FARDC ni aux opérations contre les groupes armés. Elle aspire simplement à vivre en sécurité, dans le respect de sa dignité et de ses droits », souligne le communiqué.
Il sied de signaler que parmi les victimes des abus dénoncés, personne n'a été identifié comme frère au député Freddy Bonzeke, contrairement aux propos contenus dans le communiqué de l'armée, relayé par la rédaction sur https://newnarratifrdc.net/kwilu-les-fardc-rejettent-les-accusations-contre-le-bataillon-cobra-royale
L'intervention de Freddy Bonzeke s'inscrit dans la mission d'un parlementaire, qui est connecté aux réalités de sa base. Surtout celle qui a été meurtrie par les exactions de la milice Mobondo.
Rédaction
